“Le silence est un aveu”

(Publié le 30 octobre 2015) (Mis à jour le: 30 octobre 2015)

Poète sans vigueur, carcasse de paresse,

Pauvre Plume aux Enfers descendue hardiment ;

Voilà qu’à ce Banquet je te vois en détresse,

Au milieu de la cour, marcher pudiquement.

 

Sans appeler, sais-tu ! Je comprends ton silence,

Pauvre enfant désolé qui croit grandir d’un coup.

Se taire est un aveu d’une forte souffrance ;

Alors, je crie en moi ma peine et mon dégoût.

 

Et puis, tu me voudrais le juge de ton âme :

L’humaine passion que chacun dois traîner?

Oui, le juge guérit, mais sans peur te condamne

Dans ce chemin poudreux où rien n’est destiné.

 

Sur un chemin galant, vous serpentez sans honte,

Vipères de la ville, à qui tout est gagné ;

Aussi froids, aussi durs qu’un bruyant mastodonte ;

Mon cœur crie, ah mon cœur : “Que sert-il de saigner ?”

 

La peine luit souvent sous l’ombre du silence,

Et le bruit de la foule inverse la balance.

 




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