Le navire

(Mis à jour le: 20 décembre 2015)
Je fus, Plante superbe, en Vaisseau transformée.
Si je crus sur un Mont, je cours dessus les eaux :
Et porte de Soldats une nombreuse armée,
Après avoir logé des Escadrons d’Oiseaux.

En rames, mes rameaux se trouvent convertis ;
Et mes feuillages verts, en orgueilleuses voiles :
J’ornai jadis Cybèle, et j’honore Thétis
Portant toujours le front jusqu’auprès des Étoiles.

Mais l’aveugle Fortune a de bizarres lois :
Je suis comme un jouet en ses volages doigts,


Et les quatre Éléments me font toujours la guerre.

Souvent l’Air orageux traverse mon dessein,
L’Onde s’enfle à tous coups pour me crever le sein
Je dois craindre le Feu, mais beaucoup plus la Terre.

 

La Lyre

François Tristan L’Hermite

Le navire La Lyre Poésie François Tristan L'Hermite

 Poésie François Tristan L'Hermite - La Lyre - Le navire -  Je fus, Plante superbe, en Vaisseau transformée. Si je crus sur un Mont, je cours dessus les eaux :


  1. 16 mars 2009 @ 20:27 marie

    je trouve ce poéme extremement beau. Mais j’avoue que j’ai du mal à comprendre le sens de certains vers

    Répondre


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