Le Fantôme D’ursule

Dans  Dans les brandes, poèmes et rondels,  Poésies Maurice Rollinat
Evaluer cet article
Une nuit, — vous allez bien sûr être incrédule, —
J’étais au coin du feu, lorsqu’en me retournant,
Je vis debout dans l’ombre un hideux revenant
Minuit sonnait alors à ma vieille pendule.

— « Me reconnais-tu, hein ? » dit-il en ricanant :
Et son ricanement fit un bruit de capsule.
Il ajouta : « je suis le fantôme d’Ursule :
« Je te parlais d’amour jadis, mais maintenant,
« J’aurai, vivant cadavre échappé de ma bière,


« Une loquacité féroce de barbière
« Pour te parler de mort, à travers mon linceul. »

Cela dit, l’être blanc s’enfuit dans les ténèbres.
Et j’entends chaque nuit, lorsque je suis tout seul,
Un long chuchotement de paroles funèbres.

Dans les brandes, poèmes et rondels
Maurice Rollinat

Le Fantôme D’ursule Dans les brandes poèmes et rondels Poésies Maurice Rollinat

 Poésies Maurice Rollinat - Dans les brandes poèmes et rondels - Le Fantôme D’ursule -  Une nuit, — vous allez bien sûr être incrédule, — J’étais au coin du feu, lorsqu’en me retournant,


Réalisation : www.redigeons.com - https://www.webmarketing-seo.fr/