Le coucher du soleil

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Si j’ose comparer le déclin de ma vie
A ton coucher sublime, ô Soleil ! je t’envie.
Ta gloire peut sombrer, le retour en est sûr :
Elle renaît immense avec l’immense azur.
De ton sanglant linceul tout le ciel se colore,

Et le regard funèbre où luit ton dernier feu,
Ce regard sombre et doux, dont tu couves encore
Le lys que ta ferveur a fait naguère éclore,
Est triste infiniment, mais n’est pas un adieu.

 

Epaves

René-François Sully Prudhomme

Le coucher du soleil Epaves Poésie René-François Sully Prudhomme

 Poésie René-François Sully Prudhomme - Epaves - Le coucher du soleil -  Si j'ose comparer le déclin de ma vie A ton coucher sublime, ô Soleil ! je t'envie.


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