L’aurore

(Publié le 9 juillet 2006) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Et voici que le jour colle ses joues aux vitres,
Et que le rossignol invite le printemps,
Brindilles et roseaux font des gestes de pitres,
Tandis que le coucou réveille les amants.

La nuit laisse, en partant, son sourire lunaire ;
Sur des pointes d’étoiles, voici venir l’aurore,
Elle égraine, en rêvant, les larmes d’un rosaire,
Tandis que le soleil darde ses rayons d’or.

Il monte. Mon jardin en est tout ébloui.
Les roses d’Arcadie, aux pétales vermeils,
Embaument. Les sapins, dans la brume, enfouis
Chuchotent des secrets au vent et aux abeilles.

Et des appels de coq s’égosillent au loin,
C’est l’heure où l’araignée tisse son fin réseau,
C’est l’heure où les lapins, qui jouent aux quatre coins,
Se grisent de rosée. Dieu que le monde est beau !




Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/