L’aube

(Publié le 4 juin 2006) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Sous les toits de Paris,
Que l’été indispose,
Dans la chaleurs des lits,
Les corps se reposent.

Ils ont oubliés, aussi,
La moiteur de la veille,
Les membres alanguis
S’adonnent au sommeil.

Dans quelques heures,
Ils s’étireront,
Dans quelques heures,
Ils s’animeront.

Certains iront chercher
La fraîcheur de l’eau,
D’autres seront tentés
Par la soie, la dentelle ;

Dans un dernier sanglot,
Les tout petits marmots
Iront s’abreuver
Au sein maternel.

Les enfants dorment encore
Et les parents somnolent,
Dans la promesse du jour,
Les amants font l’amour.

Dans les rues désertées,
Si fraîches et silencieuses,
Un jeune coq égaré
Leur chante sa berceuse.

Et les routes nimbées de brume,
S’éveillent de leur torpeur,
L’eau chante et la lune
S’enfuit comme un voleur.

L’aube, en tenue de gala,
En tutu rose, en bas de soie,
Vient d’échapper ainsi
Aux ongles de la nuit.




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