La tour n°1 de la BNF : évacuée d’urgence

(Mis à jour le: 15 avril 2016)
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Depuis le 16 janvier dernier, bon nombre des employés de la tour n°1 de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) souffraient de maux de gorge, de céphalées et de sensation de brûlures aux yeux. Face à cela, les équipes techniques ont augmenté l’apport d’air neuf dans les locaux en croyant que le problème venait de là, mais aucun changement n’a été ressenti. Des expertises approfondies ont donc été menées pour déterminer la source du problème et c’est là qu’on a découvert que l’air contenait de la laine de roche en grande quantité.

BNF

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Les investigations ont duré pendant plusieurs jours et la direction n’a appris le problème que le 3 février dernier. Elle a donc donné l’ordre aux quelques 300 employés d’évacuer ladite « Tour des Temps » pour que les spécialistes puissent remédier à ce problème.

Un laboratoire extérieur agréé a même fait des prélèvements pour une étude approfondie. Les résultats ne seront toutefois connus que dans une dizaine de jours. Ce qui est sûr, c’est que la laine de roche n’est pas saine pour l’homme, comme se plaisent à penser quelques membres du personnel. D’ailleurs, en 2001, le Centre International de la recherche sur le cancer (CIRC) a déjà souligné le caractère cancérigène de cet élément.

La source de la pollution

Après que la présence de laine de roche dans l’air ait été détectée, les investigations ont permis de connaître sa source. Elle provient de la dégradation des « pièges à son » qui sont situés près du filtrage de l’air. On appelle « pièges à son » le système qui a été mis en place pour atténuer les nuisances sonores que les centrales de traitement d’air émettent. Il faut noter toutefois que la pollution n’atteint pas tous les étages de la tour, car ceux des magasins à collections ont été épargnés.

Les employés ne pourront donc revenir travailler qu’une fois l’assainissement de la tour effectuée.

D’autres catastrophes touchent la BNF

Ces derniers temps, la BNF semble être la cible des catastrophes, car peu avant cette pollution, on a déjà recensé deux inondations sur les lieux. La première a touché la même tour polluée, c’est-à-dire la « Tour des Temps » tandis que la seconde a ciblé la salle de lecture de la Réserve des livres rares que l’on surnomme aussi le « saint des saints ».

La première inondation a eu lieu dans la soirée du 12 janvier et provient d’une fuite d’eau du système d’arrosage du jardin et de l’esplanade. Trois magasins de stockage en a souffert et résultat, la BNF s’est retrouvé avec 12 000 ouvrages endommagés. Heureusement, aucune perte irrémédiable n’a été rencontrée.

La seconde inondation s’est déroulée le 29 janvier dans l’après-midi et elle a été causée par le débordement des sanitaires des pièces situées au-dessus de la salle des livres rares. L’incident aurait pu entraîner des pertes graves, mais heureusement, l’écoulement d’eau n’a eu le temps que d’asperger les tables avant d’être maîtrisé.




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