La Piscine de Roubaix rend hommage au 150ème anniversaire de Camille Claudel

(Mis à jour le: 15 avril 2016)
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Les 150 ans de la naissance de Camille Claudel sont actuellement célébrés au musée de la Piscine de Roubaix jusqu’au 8 février 2015. La célèbre créatrice de la petite châtelaine est mise à l’honneur à travers une exposition intitulée “Au miroir d’un art nouveau” qui retrace 150 de ses plus grandes sculptures. Les œuvres de cette artiste au style tourmenté provenant des musées de France et des quatre coins du monde, publiques et privées, nous fascinent encore. Pleins feux sur cinq d’entre elles.

 


Le buste en marbre de la Petite Châtelaine

C’est en 1893 en Touraine que Camille Claudel a réalisé un buste de Madeleine Boyer, alors âgée d’à peine six ans et petite-fille du propriétaire du château de l’Islette. Cette œuvre, réalisée dans ce même domaine et surement l’une des plus reconnues de l’artiste, a souvent été nommée “La Petite de l’Islette”. De nombreuses versions dont à la chevelure différente existent en bronze mais aussi en marbre. Le modèle en marbre datant de 1896 présenté au musée de la Piscine est caractérisé par un creux laissant entrevoir la lumière à travers un visage qui rappelle l’albâtre.

Le portrait de bronze intitulé Jeune Romain ou Mon Frère

Cette œuvre est le signe de la grande admiration que voue Camille Claudel à son frère Claude de 16 ans. Un attachement réciproque qui se lit à travers les ouvrages du jeune écrivain. En 1881, elle modèle déjà un buste de lui alors qu’il n’a que 13 ans, représenté par un bandeau, symbole de souveraineté, qui enlace sa chevelure. Le buste conçu à ses 16 ans en 1884 évoque la fierté d’une posture impériale. Enfin, en 1905 à ses 37 ans, elle reprend un autre modèle avec les épaules découvertes. Le modèle original reconnu est celui de 1884 et est exposé dans le Salon des Artistes Français trois ans après. L’effet drapé du portrait rappelle la Renaissance italienne. Il est ensuite placé au musée de Tourcoing.

Le “Torse de femme debout”

Cette sculpture en bronze datant de 1888 ressemble fortement au Torse de femme accroupie, un modèle antérieur. Le traitement de la matière et la torsion du corps rappellent l’influence de Rodin sur ces œuvres. Les muscles du corps sont mis en valeur à travers les poses des œuvres méticuleusement étudiées. Acquise par Anastase Simu, un roumain collectionneur d’œuvres d’art en avril 1914, cette œuvre est devenue le bien du Musée National d’Art Moderne de Bucarest depuis 1949.

La sculpture intitulée “L’Âge mûr” ou “La Destinée ou Le Chemin de la vie ou La Fatalité”

Cette œuvre fait également partie des plus célèbres et des plus représentatives de la carrière de Camille Claudel. En effet, elle retrace au mieux sa rupture avec Rodin. Symbolisant Camille qui supplie Rodin de ne pas la quitter alors qu’il se laisse emmener par son amante Rose Beuret, la sculpture fait aussi allusion au temps qui passe. L’exposition présente par ailleurs deux versions de celle-ci : la première en bronze a été demandée par le capitaine Tissier en 1902 et la deuxième en plâtre.

La sculpture de bronze dénommée “La Valse” ou “Les Valseurs”

La Valse est une œuvre qui représente un couple de danseurs comme emporté dans un tourbillon. Le premier modèle montre le couple complètement nu. Ce n’est que la deuxième version qui sera révélée au Salon de 1893 où l’homme est dénudé et la femme recouverte d’une draperie qui flotte. Cet effet de déséquilibre va symboliser l’expressionnisme.




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