La glycine

(Mis à jour le: 8 mai 2014)
Evaluer cet article

La glycine se penche et effleure mon souffle

Son soupir ébréché m’embrase à fleur de chair

Et mon cœur assoiffé se brise sur les vers

D’une rive affolée qui rouille et puis s’étouffe.


 

En pétales de feu tue-ries de ma défaite

L’ombre de mes envies grésille de maudire

Grisé de tous ces mots à dire et à flét-rire.

Je m’enrage de gris sur tes lèvres muettes.

 

Eclos sur un matin où bruine ma tristesse

Je te perds de vivre à seule et je t’implore

Je voudrais tant mourir sur l’aube cuivrée d’or

Ton regard infini achève ma faiblesse.

 

Sur le fil orangé de mes rêves de soufre

Les pétales déplissent un cœur en croix d’amour

Mais le mauve l’emporte et tu redeviens sourd

A tous ces maux en fleurs asphyxiant mon souffle.

 

Alors rivées au ciel mes prunelles se perdent

Dans ce fichu désert rouillé de crucifix

Où seule une vipère abreuve l’infini

D’une angoisse rougie où gémit le couvercle.

 

Où est donc cette aurore où tu disais encore

Je t’aime mon amour en caressant mon corps ?

 




Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/