La fille de joie

(Publié le 23 mai 2006) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Elle vendait ses attraits et son corps aux amants,
Peut-on donner l’amour, quand le cœur est distrait ?
Il flottait, dans ses yeux, des rivières de diamants,
Peut-on donner l’amour, lorsque le cœur se tait ?

Aux guinguettes à Nogent, elle avait rencontré,
En femme à son espoir, à ses vœux enchaînés,
Un marin que la mer délaissa un été,
Qui l’aima une nuit, et puis s’en est allé.

La voici, un ponton sans vergues et sans mâts,
Elle tangue, isolée, dédaignée, elle se noie.
La mer, autour d’elle, vaisseau désemparé,
Sans borne, la roule vers de froides contrées.

Elle flotte au gré du flux et du reflux,
Terrassée de chagrin, son âme s’est perdue.
Son marin est parti, il ne reviendra plus,
Ses rivières de diamants et sa vie sont foutues.

Elle vend ses attraits et son corps aux amants,
Peut-on donner l’amour, quand le cœur n’y est pas ?
Il flotte dans ses yeux la rivière du volcan,
Peut-on donner l’amour lorsque le cœur est las ?




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