La dérision

(Publié le 1 septembre 2007) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

La dérision m’est un vertige

Qui m’élève en un pays

Sans frontières et qui confine

A l’absolu

A l’infini


Elle se rit des ruines

Des savants discours

Elle échappe à l’intelligence

Aux lueurs blafardes du jour


Tandis qu’un chat s’agrippe

A la peau nue de ma conscience

Un parfum de femme

Inconnue me titille

M’interpelle

Tourbillonne autour de moi

Puis s’éloigne

Et finit

Par se dissoudre dans l’air

Comme le sel de la terre

Se perd au fond de l’eau


La dérision m’est une force

Qui me révèle l’agonie

Des choses d’en haut

Et des choses d’en bas


Et dans un rayon rosâtre

Du soleil couchant

C’est l’ombre d’Hermès

Trismégiste qui s’en va




© Jacques Herman – 2007

 



  1. 2 septembre 2007 @ 18:06 cattiaux

    ah !! la dérision, équilibre de toutes choses, elle nous retiens quand on s’envole, et nous reléve quand on s’enterre, grace a elle on garde les pieds sur terre…

    merci pour ce texte.

    Répondre


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