Je t’ai imaginée

(Publié le 18 août 2015) (Mis à jour le: 4 janvier 2016)
Le grand merci que je dois à la vie
Non à la mienne mais à toute vie
Car tu es femme entière à la folie
Et rien n’a pu te réduire à toi-même
Dors mon enfance ma confiance d’or
Sur la litière où nous n’avons qu’un cœur
Fuyez misères à visage d’homme
Veiller sur toi c’est rêver d’être toi

C’est être sérieux
Sans avoir rien appris


Si de raison ma tête s’éclairait
Je ne serais qu’un homme qui a tort
Baiser m’enivre un peu plus qu’il ne faut
Je suis futur et rien n’a de limites
Toi l’endormie moi l’homme sans sommeil
Nous partageons une marge indistincte
De fruits de fleurs de fruits couvrant les fleurs
Et de soleil s’enchevêtrant aux nuits

Comme si la nuit
Était la terre des couleurs
Comme si la verdure et l’automne
Naissaient du gel fixé aux branches
Comme si ces vivants que l’on nomme
Sel de la terre ou lumière de nuit
Ne pouvaient pas se contrefaire
Ne pas avoir un ventre déférent
Des seins décents aimables complaisants
Où en es-tu je vis j’ai vécu je vivrai
Je crée je t’ai créée je te transformerai
Pourtant je suis toujours par toi l’enfant sans ombre
Je t’ai imaginée.

 

Derniers poèmes d’amour

Paul Éluard

Je t’ai imaginée Derniers poèmes d'amour Poésie Paul Eluard

 Poésie Paul Eluard - Derniers poèmes d'amour - Je t’ai imaginée -  Le grand merci que je dois à la vie Non à la mienne mais à toute vie


  1. 31 janvier 2016 @ 04:38 Jacques

    J’aime cette poésie car ça me fait penser a moi

    Répondre


Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/