Je n’accuse pas la Ve République

(Publié le 19 octobre 2010) (Mis à jour le: 13 juillet 2016)

Je n’accuse pas la Ve République d’être un régime policier parce qu’elle entretient des nuées de policiers, mais parce que son origine, ses mœurs, ses ambitions, son système politique, la condamnent à contrôler par des moyens qui lui sont propres les rouages chaque l’État, chaque cellule du pays. … Son vrai Premier ministre, c’est la police. … Elle la population sait d’expérience que non seulement la police écoute au téléphone, lit le courrier, tend ses filets, organise ses guet-apens, mais aussi qu’elle cogne et qu’elle tire. Les rafales de mitrailleuses sur la foule d’Alger, les matraquages sanglants du boulevard Saint-Marcel en octobre 1961, les huit morts du 6 février 1962, à Paris, ne résultent pas du hasard mais de la tactique réfléchie d’un pouvoir qui pour gagner l’initiative force toujours l’événement.

Le coup d’Etat permanent en 1964, François Mitterrand

Une citation sur l’ambition

 





Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/