Inerte mais debout

(Publié le 19 septembre 2007) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Elle traverse seule l'immense forêt

Qui tremble au vent d'hiver

Et la fièvre la revêt

De sueur froide et de regrets

 

 

Elle paraît hésiter

Tourne sur elle-même

Revient sur ses pas

Puis elle voit

Juste en face d'elle

Une dépouille mortelle

Inerte mais debout

 

Elle crie comme un putois

Prend ses jambes à son cou

S'éloigne

Trébuche

S'essouffle

Ne se retourne pas

Tombe et se relève

Et retombe encore

Court jusqu'au bout

De mon champ de vision

Et disparaît

A l'horizon

 

 

 

© Jacques Herman – 2007




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