Georges Wolinski, histoire et biographie de Wolinski

(Mis à jour le: 20 mai 2016)
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Georges Wolinski était un dessinateur de presse français. Il est né le 28 juin 1934 à Tunis et décédé le 7 janvier 2015. Il figurait parmi les victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo.

Georges Wolinski

Son enfance

Né d’un père juif polonais, Siegfried Wolinski et d’une mère franco-italienne, Georges Wolinski a été élevé par ses grands-parents maternels qui étaient pâtissiers. Il a perdu son père à l’âge de deux ans et tout comme lui, ce dernier fut assassiné. Son père était, de son vivant, chef d’une société de ferronnerie d’art à Tunis. Sa mère qui était tuberculeuse fut envoyée au sanatorium en France. Ce sont les parents de cette dernière qui l’ont recueilli. Une fois sa mère guérie, celle-ci s’est remariée et a alors fait venir son fils en France alors qu’il avait 13 ans. Il a fait sa scolarité au lycée de Briançon de 1946 à 1952.

Sa vie privée

C’est en travaillant pour le journal Le Potache libéré, en 1952, que Georges Wolinski rencontre sa première épouse, Jacqueline. Le couple se marie en 1961 et ont deux filles. Sa femme meurt en 1966 à cause d’un accident de voiture. Georges était également dans l’auto, mais il se reposait à l’arrière et s’en est sorti.

Il a ensuite épousé en secondes noces, en 1968, Maryse Bachère qu’il a également rencontrée sur son lieu de travail, Le Journal du dimanche.

Sa vie professionnelle

Il a commencé à travailler en 1952 au journal le Potache libéré pour intégrer ensuite l’entreprise de tricot de son beau-père. En 1958, il publie ses premiers dessins dans Rustica et en envoie à François Cavanna. Deux ans plus tard, il est embauché à Hara-Kiri puis passe, en 1968, au Journal du dimanche. En 1970, il devient rédacteur en chef de Charlie Hebdo et resta à ce poste jusqu’en 1981. D’année en année, il a changé plusieurs fois de boîtes dans la presse écrite.

  • Action : c’est en dessinant régulièrement pour cette revue que ses dessins se sont, peu à peu, fait connaître. Les agences de publicité, grandes et petites, ont donc commencé à le solliciter. Parmi elles, on cite IBM, Mars, Rizla+, …
  • Hara-Kiri : il y travaille aux côtés de Choron et de Cavanna. Il a participé à la création de la nouvelle version hebdomadaire du journal. Le premier numéro sorti affichait un personnage qui s’esclaffe
  • L’enragé : il a fondé ce journal avec Siné. Ses dessins ont commencé à prendre une tournure politique et même si le journal s’est rapidement éteint, il a donné le ton pour Hara-Kiri Hebdo, futur Charlie Hebdo
  • France Soir : Pierre Lazareff l’a invité à tenir une page de contestation dans ce quotidien, mais contre toute attente, il ne se limite pas à critiquer la société, mais également le directeur du journal. La collaboration s’est ainsi arrêtée rapidement
  • Charlie hebdo : déjà chez Hara-Kiri Hebdo, Georges Wolinski avait pour habitude de représenter dans ses dessins deux personnages : un dominant et un dominé. L’humour reste toujours présent et le mot « Monsieur » également. Il dessine de manière hebdomadaire et la bande a été source d’inspiration pour les revues théâtrales de Claude Confortès
  • L’humanité : Roland Leroy, directeur de L’humanité fut conquis par les traits d’humour de Wolinski si bien qu’il lui propose une collaboration qui a duré de 1977 à 1984. L’homme lui propose par la suite de devenir le dessinateur officiel du quotidien et lui promet champ libre pour tout ce qu’il souhaitera dessiner. Au grand dam de Cavanna, Wolinski accepte. Toutefois, contrairement à ses habitudes dans Action, ses dessins prennent un style bon enfant où la moquerie prend le dessus sur le côté grinçant pour lequel on l’a toujours connu. Quoi qu’il en soit, leur drôlerie est restée très appréciée. Il a par la suite gardé le même ton pour Charlie Hebdo et Hara-Kiri.
  • Paris Match : tous les médias sont séduits par le style de contestation de Wolinski. Ses dessins ont donc réussi à se faufiler naturellement dans le paysage français. Après L’Humanité, il travaille un temps chez Paris Match

En dehors de son métier dans la presse, Georges Wolinski a également créé des bandes dessinées que ce soit pour des livres ou pour des magazines mensuels. En 2007, il crée Hannukah Harry avec Pierre Barkats. Il s’agit d’un petit personnage universel qui a pour mission de sensibiliser le lecteur sur l’état de la planète. Puisque c’est lui qui a donné le feu aux sauvages d’antan, Hannukah Harry se sent coupable du réchauffement climatique.

Son décès

Georges Wolinski est abattu par des terroristes le 7 janvier 2015 à Charlie Hebdo. Pour lui rendre hommage, la commune de Fenouillet a décidé de baptiser sa médiathèque Georges-Wolinski. Une gargouille à son effigie a également été représentée sur la tour de la Lanterne à La Rochelle.

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