François de Salignac de La Mothe-Fénelon, histoire et biographie de Fénelon

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François de Salignac de la Mothe-Fénelon, plus connu sous le nom de Fénelon était un homme d’église, un théologien et un écrivain français. Il est né le 6 août 1651 à Sainte-Mondane au château de Fénelon et est décédé le 7 janvier 1717 à Cambrai.

Francois de Salignac de la Mothe Fenelon alias Fenelon

Son enfance

Fénelon est issu d’une famille noble du Périgord qui a perdu, au fil des ans, la grande majorité de sa richesse. Figurant parmi les plus anciennes familles nobles, ses ancêtres ont occupé des rôles majeurs dans la politique tandis que d’autres ont servi comme évêques de Sarlat. Très jeune, son père le destinait à une carrière ecclésiastique.

Un tuteur s’occupait de son enseignement au château et c’est grâce à ce dernier qu’il a appris le grec ancien et les classiques. Quand il a exprimé le désir de devenir homme d’église, on l’envoya au collège du Plessis pour apprendre la théologie. C’est là qu’il fit la rencontre de Louis Antoine de Noailles qui deviendra plus tard cardinal et archevêque de Paris. Au collège, Fénelon est si brillant qu’il commence à prêcher dès l’âge de 15 ans.

À 16 ans, on l’envoya à l’université de Cahors pour y étudier la philosophie et la rhétorique. Il en sortit docteur en théologie le 26 mars 1677 et devient prêtre à Sarlat le 17 avril de la même année. Deux ans plus tard, grâce à ces belles prédications, l’archevêque de Paris le nomme supérieur de l’Institut des Nouvelles Catholiques. Il s’agissait d’un internat parisien entièrement focalisé sur la rééducation de jeunes filles issues de bonnes familles dont les parents se sont convertis au catholicisme.

Une carrière brillante

Passionné par ses fonctions, Fénelon commence à écrire son Traité de l’éducation des filles en 1681, mais l’ouvrage ne fut publié qu’en 1687. Vers la fin de 1685, Bossuet le recommande auprès de Louis XIV qui lui confia la direction d’une mission en Aunis et Saintonge afin de convertir les Protestants. À cette époque, il faisait alors partie du cercle de Bossuet qui était porte-parole de l’épiscopat français.

En 1688, il fut présenté à Madame de Maintenon, seconde épouse de Louis XIV qui était amie avec Madame Guyon, une femme pieuse adepte du quiétisme. Cette femme l’a beaucoup impressionné.

En 1689, Fénelon devint conseiller spirituel de Madame de Maintenon et se vit confier l’éducation du duc de Bourgogne, un petit garçon de 7 ans, petit-fils de Louis XIV et éventuel héritier du trône. Il s’acquitta très bien de cette tâche et fut également chargé de l’éducation du duc d’Anjou et du duc de Berry.

Toutes ses fonctions ont fait de lui un homme influent à la cour et c’est tout naturellement qu’il fut admis à l’Académie française en 1693 en tant que précepteur princier. Cette mission lui fut toutefois retirée lorsqu’on l’envoya à l’archevêché de Cambrai puis suivit sa disgrâce qui lui a valu le surnom de « Cygne de Cambrai ».

Le roman qui a tout changé

Pour le duc de Bourgogne, Fénelon a écrit de nombreux ouvrages qui étaient à la fois éducatifs et amusants. Parmi eux se trouve Les Aventures de Télémaque, fils d’Ulysse. Dans cet ouvrage, l’auteur raconte l’histoire de Télémaque accompagné de son Mentor qui partent en voyage dans différents États de l’antiquité. Il y met en exergue qu’à cause de mauvais conseillers, les dirigeants finissent par avoir des problèmes comme la France en 1690. Le Mentor leur vient toutefois à la rescousse pour conseiller aux dirigeants une entente pacifique dans le but de promouvoir l’agriculture et d’arrêter la production d’objets de luxe.

L’ouvrage en question n’a pas réellement posé de problèmes à ses débuts et d’ailleurs, Fénelon ne prévoyait pas de le publier. Un domestique infidèle l’a toutefois dérobé et en fit des copies. Lorsque ces derniers commencèrent à circuler à partir de 1698, le public y vit des critiques à l’encontre du gouvernement de Louis XIV. En 1699, Fénelon est retiré de ses fonctions de précepteur et lorsque Télémaque fut publié, sans son autorisation et anonymement, Louis XIV le disgracia et le banni de la cour.

La querelle avec Bossuet

Avant l’affaire Télémaque, Fénelon était déjà en mauvaise posture. Il a effectivement perdu dans la querelle qui l’opposait à Bossuet, celui-là même qui l’a introduit à la cour. La première querelle concernait le quiétisme de Madame Guyon. Fénelon l’a ardemment défendu, mais lorsque la femme fut arrêtée en 1698, Fénelon a un peu perdu de son intégrité.

La seconde querelle concernait l’ouvrage intitulé Explication des maximes des saints sur la vie antérieure. Dans cet écrit, Fénelon prend ouvertement la défense de Madame Guyon et Bossuet a demandé au pape de le faire condamner pour cela.

Ses dernières années

Lorsqu’il fut banni de la cour, Fénelon part vivre en Belgique avant de retourner dans son archevêché de Cambrai. Là, il n’était plus ni homme politique ni homme d’église, mais s’efforçait de se donner une image exemplaire. Lorsque l’armée française a campé près de chez lui durant l’hiver 1709, il a tout donné pour les nourrir. Face à cette générosité, de nombreux étrangers de distinction sont venus lui rendre visite. Parmi eux, on cite Andrew Michael Ramsay que Fénelon a converti et qui ne le quitta plus.

Fénelon est mort en 1715 à 64 ans. Dans ses Mémoires, Saint-Simon raconte sa fin de vie avec de nombreux éloges.



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