FENETRE SUR MER

(Publié le 14 juin 2006) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Ma fenêtre est ouverte et mon jardin s’endort,
Des cloches, dans le soir, bercent ma rêverie,
Il pleut. Et les bateaux s’en reviennent au port,
Les quais sont des miroirs que la nuit réfléchit.

Dans un tumultueux et ivre tournoiement,
Le vent vient accoster au petit pont de bois,
Les barques, amarrées gréement contre gréement
Comme des fiancées, balancent et ondoient.

Et quand le ciel mouvant se tourne et puis s’abaisse,
Que l’horizon se vêt de cendres et de suie,
Quand la félicité me fuit et me délaisse,
Je m’endors, doucement, comme l’oiseau au nid.



  1. 15 juin 2006 @ 15:24 Visiteur

    🙂
    On s’y croirait

    Répondre


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