Etienne Pivert de Senancour, histoire et biographie de Senancour

(Publié le 31 août 2017) (Mis à jour le: 31 août 2017)

Etienne Pivert de Senancour voit le jour dans la capitale française, Paris, le 16 novembre 1770. Il décède dans la commune française de Saint-Cloud, localisée dans le département des Hauts-de-Seine le 10 janvier 1846. C’est un écrivain qui a été l’un des premiers à faire découvrir le romantisme français. Il fait partie de la première génération de ces écrivains qui ont créé ce mouvement littéraire qui a bouleversé la littérature française.

Jeunesse et fuite

Senancour vit une grande partie de son enfance dans sa ville natale, Paris. Il est ensuite envoyé un temps à la campagne, dans une région proche d’Emernonville, une région Hauts-de-France. Il s’y trouve sous la tutelle d’un curé. Très tôt, il se découvre une passion pour la littérature française. Il est notamment séduit par les œuvres de Rousseau.

Quelques liens

Sa passion le rend pourtant solitaire et morose face à ses camarades de classe et il passe une période scolaire catastrophique. Il décide de fuir le 14 août 1789 pour ne pas être envoyé au séminaire comme le voulait son père. Il part pour la Suisse et devient dès lors, un émigré.

La Suisse

En Suisse, l’homme multipliera les bavures personnelles. En effet, il épousera une jeune femme, mais le bonheur conjugal ne perdure que pendant un temps seulement. Il y rencontre également de graves problèmes de santé qui le décide à retourner à Paris en 1795. Il commence à écrire et ses œuvres sont publiées.

Ses premières œuvres

A son retour à Paris, Senancour fait paraître ses premières œuvres. Aldomen, ou le Bonheur dans l’obscurité est publié quelques mois après son arrivée dans sa ville natale. Quatre ans plus tard, c’est Rêveries sur la nature primitive de l’homme qui paraît. Il y raconte son impression sur les paysages qu’il a vus, il y décrit sa mélancolie et son vœu de pouvoir changer le monde. Sans le savoir, il fera déjà découvrir par cette œuvre les lueurs du romantisme français qui naîtra quelques années plus tard.

Oberman et son succès

Son œuvre phare paraît en 1804 sous le titre d’Oberman. Il s’agit d’un roman où il raconte les mésaventures d’un héros à travers son journal intime. L’ouvrage est un succès et se manifeste comme une autobiographie de ce que lui-même a vécu : rêveries, doutes, inquiétudes, ennui ou encore descriptions de la nature. Charles Nodier sera le premier à le découvrir toutefois, l’ouvrage ne sera couronné de succès que bien après la mort de son auteur. Plusieurs écrivains apprécieront cet ouvrage, dont notamment Sainte-Beuve et George Sand. D’autres en citeront quelques passages dans leurs propres œuvres, tels que Liszt dans son ouvrage intitulé Vallée d’Obermann, ou encore Balzac dans son œuvre Illusions perdues. Proust l’a également lu plusieurs fois sans jamais en perdre le goût et la satisfaction. Matthew Arnold y trouvera l’inspiration pour nombreuses de ses œuvres et même pour sa passion pour l’écriture.

Etienne Pivert de Senancour, histoire et biographie de Senancour

Son œuvre

A part Aldomen et Oberman, Senancour n’écrira qu’un autre roman sous le titre Isabelle et qui paraît en 1833. Il s’agit d’un roman épistolaire. Il écrit une dizaine d’essais dont les plus premiers sont Les Premiers Âges. Incertitudes humaines et Sur les générations actuelles. Absurdités humaines et rêveries sur la nature primitive de l’homme, sur ses sensations, sur les moyens de bonheur qu’elles lui indiquent, sur le mode social qui conserverait le plus de ses forces primordiales qui paraissent entre 1792 et 1798. Son essai le plus célèbre s’intitule De l’amour et paraît en 1806. Il y décrit son approbation pour le concept du divorce. Ses derniers essais traiteront de divers thèmes, notamment la religion dans Résumé de l’histoire des traditions morales et religieuses et l’histoire dans Résumé de l’histoire romaine. Enfin, en 1807, il est l’auteur d’une pièce de théâtre intitulée Valombré.

Reconnaissance

Son nom, son histoire ou ses œuvres seront célébrés dans des ouvrages de différents auteurs. Parmi les écrivains français, Marcel Raymond écrit, par exemple Senancour, sensations et révélations, ou encore Michel Orcel dans son ouvrage « Rêveries d’un corps dans les Alpes : Senancour ». Chez les Anglais, c’est Michael C. Call qui en parle dans son œuvre intitulée Back to the Garden : Chateaubriand, Senancour, Constant tandis que chez les Allemands, ce seront des auteurs tels que Rudolf Behrens et Friedrich Wolfzettel qui le décrivent. Enfin, chez les Italiens, ce sera Renzo Scarcella qui utilisera son nom et son œuvre dans l’un de ses ouvrages.




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