Emile-Auguste Chartier dit Alain, histoire et biographie de Chartier

(Mis à jour le: 21 octobre 2016)

Emile-Auguste Chartier est un journaliste, philosophe et professeur de philosophie ainsi qu’un essayiste de renom du 19e siècle. Portant plusieurs pseudonymes selon le genre littéraire qu’il adopte, sa plus célèbre appellation est « Alain ». Il voit le jour le 3 mars 1868 dans la ville de Mortagne-au-Perche, en Orne et décède le 2 juin 1951 au Vésinet, dans les Yvelines.

Emile-Auguste Chartier dit Alain

Jeunes années

Ses parents sont Etienne Chartier et Juliette-Clémence Chaline. Le couple vit en Mortagne-au-Perche, région où habitent également les grands-parents maternels du jeune Etienne. Ce dernier découvre la religion grâce à son cousin, l’abbé Chaline, une matière qui deviendra prépondérante dans ses études philosophiques et ses écrits. De 1881 à 1886, Etienne fréquente le lycée d’Alençon. Une fois son baccalauréat en poche, il envisage de poursuivre ses études à l’Ecole polytechnique. Il préfère cependant la littérature et entreprend une préparation auprès du lycée Michelet. Lors de son cursus, il fait la connaissance de Jules Lagneau, un professeur de philosophie qui lui inspire une carrière dans cette même matière.

Début de carrière professionnelle

Emile ressort de l’Ecole normale supérieure au début des années 1900 et peut désormais exercer en tant que professeur de philosophie. Il est engagé auprès de lycées à Pontivy, à Lorient, à Rouen et à Paris. En même temps, il entame un court parcours dans la politique en soutenant notamment Louis Ricard à Rouen en 1902. Toutefois, après l’échec de celui-ci, il quitte la politique.

Il entame ses écrits et parvient à sortir l’année suivante plusieurs chroniques hebdomadaires dans La Dépêche de Rouen et de Normandie appelées les « Propos du lundi ». Devenu journaliste de talent, il publie plus de 3000 articles entre février 1906 et septembre 1914. Il adopte plusieurs appellations dont « Criton », « Quart d’œil » ou encore « Philibert ». Entre-temps, il poursuit l’enseignement, notamment au lycée Henri-IV et au Collège Sévigné de Paris.

Guerre et après-guerre

Pendant la Première Guerre mondiale, Emile se porte volontaire pour renforcer les troupes au front. Il intègre le 3e régiment d’artillerie et garde son grade sans accepter une seule promotion. Après une grave blessure au pied en mai 1916, il est hospitalisé, puis revient au front sans grand succès. Il quitte la guerre en 1917 après quelques mois dans la météorologie. Son expérience de la guerre le pousse à renforcer la promotion du pacifisme, notamment en luttant contre la prise de pouvoir des fascistes pendant les années 1930. Il rencontre par la même occasion Louis Guillous, Henry Poulaille, Jules Romains, Lucien Descaves ou encore Jean-Paul Sartre avec qui il devient ami.

En même temps, sa collaboration pour les Propos se poursuit et prend la forme de revue jusqu’en 1936. Deux ans auparavant, il fonde le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes avec Paul Rivet et Paul Langevin. Toutefois, après la disparition de l’organisation en 1937, Alain décide de se pencher sur la littérature en entamant son Journal. Il transmet également plusieurs articles à la Nouvelle Revue française.

Dernières années de vie

Alain souffre de rhumatisme depuis plusieurs années et son état de santé empire à partir de 1936. Attaqué par plusieurs crises, il est aussi sujet à une crise cérébrale qui le contraint à se déplacer en fauteuil roulant. Il poursuit cependant ses activités militantes en luttant pour la paix. Il continue à réagir au sein du CVIA et à publier ses Propos. Il participe à quelques campagnes pacifistes, notamment aux accords de Munich et au tract de « Paix immédiat » de 1939. Toutefois, ses efforts restent vains et il parvient à accepter l’hégémonie hitlérienne en 1940.

Dès lors, Alain vit plusieurs années difficiles. Il perd deux de ses meilleurs amis, Marie-Monique Morre-Lambelin et Jean Prévost en 1944. Ce dernier était son élève. La rédaction de son Journal se poursuit, dans lequel il impose la marque d’un renouveau littéraire grâce à la redécouverte des grandes œuvres de l’époque. Ses dernières œuvres publiées sont Lettres à Sergio Solmi sur la philosophie de Kant et les Souvenirs sans égards en 1947, Marx en 1950 ainsi que quelques textes de préface. L’auteur meurt l’année suivante. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Hommages

Afin de faire perdurer ses œuvres, l’Institut Alain, l’Association des Amis d’Alain et l’Association des Amis du Musée Alain font en sorte de rééditer et de diffuser régulièrement l’œuvre de l’auteur.

Les citations d’Emile-Auguste Chartier dit Alain




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