Edith Wharton, histoire et biographie de Wharton

(Mis à jour le: 3 août 2016)
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Edith Wharton, de son nom de jeune fille Edith Newbold Jones est une romancière d’origine américaine. Elle voit le jour le 24 janvier 1862 dans la ville de New York et passe les dernières années de sa vie à Saint-Brice-sous-Forêt en Val-d’Oise où elle s’éteint le 11 août 1937. Son nom de plume est issu du nom de son mari, Edward Robin Wharton.

Jeunesse

Edith Newbold Jones est issue d’une riche famille new-yorkaise déménageant d’une ville à une autre dans toute l’Europe. Ses parents sont George Frederic et Lucretia Jones. Elle naît à New-York puis la petite famille s’installe à Paris, à Bad wildbad et en Florence avant de revenir à New-York lorsqu’Edith a 12 ans.

À l’école, Edith est une élève brillante. Elle excelle dans plusieurs matières, notamment dans les matières littéraires et les professeurs décèlent en elle une grande imagination. Ces caractéristiques deviendront ses principaux atouts pour sa carrière littéraire qui débute dès son adolescence.

Une carrière d’écrivaine qui commence tôt

Edith commence à écrire lorsqu’elle a 15 ans. Elle se penche sur la poésie et sur la rédaction de nouvelles dont la première est publiée en 1877 sous le titre Fast and Loose. Son premier recueil de poèmes paraît l’année suivante à son propre compte. Il s’intitule Verses. Deux ans plus tard, quelques-uns de ses poèmes sont découverts par les lecteurs du magazine Atlantic Monthly. A partir de 1890, elle collabore avec Scribner’s Magazine qui publie sa première nouvelle et pour lequel elle en rédige régulièrement d’autres.

À cette même époque, elle est mariée avec Edward Robin Wharton, appelé Teddy depuis l’âge de 23 ans. Le couple se séparera en 1913, Teddy étant sujet à une santé mentale qui se détériore.

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Les citations d’Edith Wharton

Entrée dans le monde huppé de la littérature

Alors qu’elle se trouve encore aux États-Unis, en 1893, Edith fait la rencontre de Paul Bourget, un écrivain français habitué des grandes rencontres entre les bourgeois de l’époque. Il lui fait découvrir la crème de la haute société française lorsqu’elle est en France. Elle poursuit ses écrits et affirme son talent avec son ouvrage intitulé The Decoration of Houses, publié en 1897 et qui provoque son premier grand succès.

Elle s’installe pour un temps dans le Massachussetts, dans la demeure familiale des Wharton appelée The Mount en 1902, mais préfère vivre en Angleterre où elle rencontre l’écrivain Henry James. Partageant la passion pour l’écriture, les deux auteurs resteront en contact jusqu’à la mort de James en 1916. Sa collaboration avec Scribner’s Magazine se poursuit en même temps.

Paris

Elle déménage pour Paris en 1905 où elle agrandit son cercle d’amis, le complétant par de nombreux écrivains et auteurs célèbres de l’époque. Par l’intermédiaire de Paul Bourget, elle se lie d’amitié avec Jacques-Emile Blanche, André Gide, Jean Cocteau ou encore Anna de Noailles. Elle fait aussi la connaissance d’Henri Adams, de Théodore Roosevelt et de Walter Gray.

Elle quitte Paris en 1919 pour vivre quelque temps dans sa villa de Saint-Brice-sous-Forêt, puis à Hyères où elle rencontre Marie-Laure de Noailles. Toutes deux deviennent de grandes amies.

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Œuvres de charité

Pendant la Première Guerre mondiale, elle met en place l’association American Hostels for Refugees et distribue régulièrement des dons dans les hôpitaux. Ses actions de charité sont décrites et relatées dans plusieurs articles, rassemblés dans le recueil La France en Guerre. On lui décerne la Légion d’honneur pour ses activités.

Distinctions littéraires

Edith Wharton gagne la renommée dans le milieu littéraire à partir du prix Pulitzer qu’elle remporte en 1920 grâce à son ouvrage Le Temps de l’innocence, en anglais, The Age of Innocence. L’année suivante, on lui décerne également le titre de Docteur honoris causa auprès de l’Université Yale. Elle est la première femme à bénéficier de ce privilège.

Sa fin de vie

Elle parvient à publier le 27 avril 1934 son autobiographie sous le titre A Backward Glance. L’année suivante, elle est frappée par une crise cardiaque, mais se remet sans mal. Deux ans plus tard, une seconde crise cardiaque se produit le 1er juin 1937, laissant des séquelles qui causeront sa mort le 11 août. Son corps est enterré au cimetière des Gonards, dans la ville de Versailles. Avant de mourir, elle publie un dernier recueil, Ghosts. L’ouvrage sera traduit en français plusieurs années après sa disparition et produit en deux volumes intitulés Grain de grenade et Le Triomphe de la nuit.

Œuvre posthume

Elle entame la rédaction d’un roman, Les Boucanières peu avant sa mort. L’ouvrage est publié à titre posthume une première fois en 1938. À l’aide des notes de l’auteur, Marion Mainwaring parvient à l’achever et à le publier en 1993.




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