Deux Soleils

(Mis à jour le: 19 décembre 2015)
Les habits ouverts
Se ferment sur le corps.
Mais la bouche qu’on ouvre
Se ferme sur l’autre,
Sans emprisonner,
Juste cajoler.
Que veut le soleil ?
Caresser le ciel.
Un coup de tonnerre,
Et l’éclair à terre.


Dans l’obscurité,
L’éclair se voit mieux.
Il va vite s’ôter,
Mais reviendra feux.
La forêt s’enflamme :
Même les gorges s’assèchent.
Les animaux crient,
Car le feu les prit,
Ne laisse que roches lisses.
La nuit n’est que bruit.
L’eau qu’on sort du puits.
Pour sauver du feu
Tout ce que l’on peut.
Mais veut-on sauver
Ce qu’on a cherché
A mettre dans les flammes
De nos passions Rome ?
Je t’effleure, c’est toi.
Mais je meurs, c’est moi.
Vois-tu le chemin
Qui n’a pas de pieds,
Mais juste des mains
Qui se savent aimées ?
La route est sinueuse :
C’est qu’elle est heureuse.
Recherchons ce que
Nous avons trouvé,
Nous le perdrons mieux
Pour le retrouver.
Tes yeux ont brillé :
Deux soleils créés.

 

Extrait du livre UNE NOUVELLE VIE (2009)

Charles de Leusse

Deux Soleils Textes Poésie Charles de Leusse

 Poésie Charles de Leusse - Textes - Deux Soleils -  Les habits ouverts Se ferment sur le corps.



Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/