Dans le besoin

(Publié le 22 août 2006) (Mis à jour le: 8 mai 2014)
vous est-il arrivé de vous arrêter sur l'autoroute pour aller aux
toilettes, vous vous retrouvez, là, devant la porte des waters,
votre
manteau sur le dos, votre sac en bandoulière, le visage crispé, vous
attendez. puis vient votre tour, là, vous poussez la lourde, et vous
commencez à vous dépouiller de votre manteau et de votre sac. vous
levez la tête et vous cherchez les crochets, il n'y en a point, juste
deux trous qui vous narguent. vous vous dites surement qu'un malfaiteur
est passé par là, et qu'il les aura volés, et qu'un jour un fou volera
les trous. dans un moment d'agacement, vous accrochez votre loden sur
la poignée de la porte, essayant de tenir entre vos dents la
bandoulière de votre sac. au moment où vous commencez à vous délester,
et sans vous y attendre,vous avez un connard du dehors qui vient
d'appuyer sur la poignée de la porte, vous regardez avec
désappointement votre loden tout neuf baigné dans les excréments
jonchant le sol.

 imaginez la scène , vous sur le siège, ne pouvant atteindre votre manteau, le papier toilette qui vous glisse entre les mains pour finir dans la cuvette. malencontreusement vous tirez la chasse-d'eau, vous vous retournez et vous vous apercevez qu'il n'y a plus de papier, et vous voyez s'enfuir vos derniers espoirs. vous contemplez le désastre, dépité, contrarié, chagriné, vous vous sentez seul au monde. là , vous commencez à paniquer, tout en gardant cette bande de cuir entre vos dents. vous vous demandez si vous ne tounez pas un film, si vous n'avez pas été victime d'une terrible injustice. vous restez-là , tout pantelant, espérant que quelqu'un viendra à votre secours, et non, vous êtes bien seul devant votre dilemme, ne sachant que faire.  puis quand vous croyez que tout est fini, des coups résonnent à la porte, et là, tout recommence, et vous ramène à la réalité. dans un sursaut d'efforts vous remontez votre culotte, vous ramassez votre loden, vous ouvrez la porte, et vous vous apercevez que vous avez accumulé une file d'individus qui vous toisent à votre sortie, vous essayez de vous frayer un chemin pour éviter leurs regards, une fois dehors vous ressentez une sorte de soulagement, et vous vous direz qu'il vaut mieux éviter ce genre d'endroit si vous voulez conserver un peu de votre dignité.

 

 




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