Poète Louis Bouilhet

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Evaluer cet article Je l’ai gardé ce bon baiser de muse ! Comme une perle, il rayonne à mon front ; Et désormais, qu’on me flatte ou m’accuse, Sans l’effacer les soucis passeront.  

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Evaluer cet article Ils diront, mesurant la profondeur de l’onde Et l’horizon bleuâtre où la vague se perd : « Quel est ce fleuve étrange, épandu sur le monde, Pur comme le cristal et grand comme la mer ?

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Evaluer cet article   Quand, sur le grand taureau, tu fendais les flots bleus, Vierge phénicienne, Europe toujours belle, La mer, soumise au Dieu, baisait ton pied rebelle, Le vent n'osait qu'à peine effleurer tes cheveux !  

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Evaluer cet article Quand le vieil Amphion, la cithare à la main, Bâtissait les remparts de la ville thébaine ; Quand le bon Josué, soufflant à perdre haleine, Ébranlait Jéricho de sa trompe d’airain ;  

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Evaluer cet article Dix-huit ans ! ― Vous croyez ?… c’est le plus !… Blanche et rose, Comme un pêcher fleuri que l’eau du ciel arrose, Sous ses cheveux bouclés, elle allongeait son cou Et ses grands regards bleus allaient on ne sait où.  

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Evaluer cet article Il poussait, à l’écart, plein d’un immense ennui, Sinistre, hérissé, comme pour les querelles. L’abeille, en frissonnant, se détournait de lui ; Les fleurs le regardaient et chuchotaient entre elles.  

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Evaluer cet article   Quand les Géants tordus sous la foudre qui gronde Eurent enfin payé leurs complots hasardeux, La terre but le sang qui stagnait autour d'eux Comme un linceul de pourpre étalé sur le monde.    

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