La Chute d’un Ange

La Chute d’un Ange / Poésie Alphonse de Lamartine

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Mais, tandis que la nuit couvre ces murs funèbres,
Des pas entrecoupés rôdent dans les ténèbres.
Qui donc, posant ses pieds muets sur le rocher,
De la tour de la mort ose ainsi s’approcher ?
Pourquoi s’arrête-t-il de distance en distance
Comme pour épier, écouter le silence ?
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La Chute d’un Ange / Poésie Alphonse de Lamartine

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Depuis le jour maudit de la fatale épreuve,
Les jours avaient coulé comme les flots du fleuve;
Insensibles et purs, et rapides pour tous,
Au désert, excepté pour l’épouse et l’époux.
Cédant avec douleur à Selma qui le brave,
Et pour sauver du moins les jours de son esclave,
Le vieux chef, vainement regrettant son trésor,
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La Chute d’un Ange / Poésie Alphonse de Lamartine

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Or, les chefs rassemblés dirent le lendemain :
« Les chasseurs de ces monts ont tenté le chemin;
Ne voyant plus en bas leurs sept fils reparaître,
Plus nombreux et plus forts ils monteront peut-être.
La place où, sous les bois, ont brouté nos chameaux,
Les fruits dont notre main dépouilla les rameaux
Leur montreront la terre où nos dieux nous font vivre;
Fuyons si loin, si loin, qu’ils ne puissent nous suivre.
Le soleil, qui des cieux descend de mois en mois,
N’attiédit plus assez l’air élevé des bois;
Descendons avec lui sur les bords de l’Oronte,
Et, cachés dans son lit, attendons qu’à remonte.»
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La Chute d’un Ange / Poésie Alphonse de Lamartine

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Or, de ce long supplice invisible témoin,
L’ange de Daïdha, Cédar, n’était pas loin ;
Et si ma voix ne peut exprimer ce martyre,
Le tien, esprit d’amour, quels mots pourraient le dire ?
Arraché par ces cris à son ravissement,
Écrasé de stupeur et d’étourdissement,
ll était demeuré sans regard, sans parole,
Comme un homme qui passe et dont l’âme s’envole.
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La Chute d’un Ange / Poésie Alphonse de Lamartine

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Or c’était dans ces jours où le souverain Juge
A peine retenait les vagues du déluge,
Quand tout être voisin de sa création,
Excepté l’homme, était dans sa perfection.
La lune dans le ciel, pâle sœur de la terre,
Comme aux bornes des mers la voile solitaire,
S’élevait pleine et ronde entre ces larges troncs,
Et, des cèdres sacrés touchant déjà les fronts,
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La Chute d’un Ange / Poésie Alphonse de Lamartine

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« Vieux Liban ! » s’écria le céleste vieillard
En s’essuyant les yeux que voilait un brouillard,
Pendant que le vaisseau courant â pleines voiles
Faisait glisser nos mâts d’étoiles en étoiles,
Et qu’à l’ombre des caps du Liban sur la mer
L’harmonieuse proue enflait le flot amer.
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