Textes et poésies

Poésies Jean Cocteau

Le dirigeable RÉPUBLIQUE
Le nègre jouait de la pipe
Sur la Butte fumant sa flûte
L’autre s’appelait Jean-Jacques
Biplan soleil cloches de Pâques
Ce fut une belle Liberté.
On y voyait toutes les bêtes
de la jungle et de la cité.
Un lion et un cheval blanc
et tous les deux très ressemblants.

La mésange disait:

Poésies
Jean Cocteau

Le bruit de l’aéro se fane à la descente
La voix du ciel nouveau, toupie
O Orion module

Dans le matin chargé d’émotion de vivre
Ma cour sonore
Le bruit profond des seaux remués dans la cour
Un chien qui joue
L’archange aux ailes solides va chez la Vierge Marie
Aux environs de Paris
Lire la suite...

Entre les fauves et les cubistes
Prise au piège, petite biche

Une pelouse, des amémies
Pâlissent le nez des amies

France, jeune fille nombreuse

Clara d’Ellébeuse
Sophie Fichini
Lire la suite...

Écoute Dieu ronronne dans son beau ciel vide
Rouet d’Omphale Les Nations
Une remise triomphale de décorations
Place des Invalides

Dôme d’or
Le bilan se dépêche, carde un nuage
Les cocardes triclores

Nasse la tour Eiffel pendue
Elle attrape en silence
Toutes les dépêches du monde

Poésies
Jean Cocteau

Je bois l’eau froide par saccades
Coup de couteau je bois encor
O lourde lourde cavalcade
Galope dans la nuit du corps

Le jet d’eau boîte, éclabousse
le massif de bégonias
On dirait que dans l’herbe il y a
Des morceaux mouillés de langouste
Lire la suite...

Que la vie est ennuyeuse
à cinq heures et demie
de ce petit matin en berne

Les dianes contagieuses
se propagent dans les casernes
comme une douce épidémie

Dieu que ce coq de cuivre est triste
l’ange cycliste
Lire la suite...

Bouche grave des lions
Sourire sinueux des jeunes crocodiles
Au fil d’eau du
fleuve charriant des millions
Iles d’épices

Qu’il est beau le fils
de la reine veuve
et du matelot
Lire la suite...

Madame Henri Rousseau
monte en ballon captif
Elle tient un arbrisseau
Et le douanier Rousseau
prend son apéritif

L’aloès gonflé de lune
Et l’arbre à fauteuils
Et ce beau costume
Et la belle lune
Sur les belles feuilles
Lire la suite...

Clef de sol, n’êtes-vous la clef des champs ? Je raye
Ta vitrine, fleuriste éprise de wagons
La mer, la mer murmure au fond de notre oreille
S’il faut partir je pars, tu pars, nous naviguons

Ces livres sont trop gros pour la belle qui charme
Les serpents enroulés aux arbres interdits
Méfions-nous, souvent le serpent est une arme
Sa tête un révolver dans la main des bandits
Lire la suite...

Posting....

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/