Monia Belazi

Les passions rabougries Mon cœur est un cimetièreSuspendu entre ciel et terre.Des mots mort-nés le pourrissent.Les gens bien me maudissent.Je suis la charogne de Baudelaire.Mon cœur est un ilot de non-tempsOù les vieilles passions enterréesSe laissent parfois aller à vivreAlors je tangue comme le bateau ivre

Magie blanche L’hiver ne sait plus que faireIl a perdu son identitéLa main de l’automne lui verseUn vent nostalgique et des feuilles d’or Qui craquent, voient loinEt reviennent se coller à certains visagesPuis repartent, enrichies de nouvelles histoires

Sans éclat Si je pouvais partirJe t’aurais dit tes quatre véritésJe t’aurais claqué des portes au nezSi je pouvais partirJ’aurais cassé la vaisselleEt déchiqueté mes dentellesJ’aurais crié tant et si bienQue j’aurais eu les voisins pour témoinsDe tes bassesses, de tes trahisons  

L’adieu O chambre, tes murs se souviennentO lit, tes cotes brisées me contiennentO toit, que j’ai si longtemps fixéJusqu’à ce que ma douleur t’ait traverséSouvenez-vous de moiMême si le silence est votre loiParlez !  

Page blanche, immaculée Je viens à toi. Page loyale, page offerte Contiens-moi. Dis, sauras-tu Me laisser te parcourir Sans te lasser ? Dis, pourras-tu, Toute entière me contenir Sans me serrer ?  

Le printemps fait ses fleurs sans mes vers Et mes vers moisissent aux fonds des tiroirs !   Le ciel est d’un bleu si vert   Et mes pages n’ont rien à y voir !    

Ouvre-moi tes brasCe soir, j’ai besoin de toiJ’ai besoin de ta douceurDe sentir ton odeurDe fermer les yeux  

Mon cœur est un cimetièreSuspendu entre ciel et terre.Des mots mort-nés le pourrissent.Les gens bien me maudissent.Je suis la charogne de Baudelaire.Mon cœur est un ilot de non-tempsOù les vieilles passions enterréesSe laissent parfois aller à vivreAlors je tangue comme le bateau ivre .  

Il t’a suffit d’un mot fouPour  me semer dans le cœurCe germe de bonheur.Je l’arrose de mots douxEt parfois de mes pleurs.Le germe se fait tigeEt il lui pousse des feuilles…J’ai eu le vertigeA la première fleur.Nul besoin de butinerTon miel se laisse coulerDe gynécée à androcéeEt la corolle chaque soirSe ferme sur mille secrets.

Pardonne-moi d’avoir cru aimer Avant de te rencontrer Et d’avoir vécu ça et là Des bonheurs de quatre sous

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