Poésie William Chapman

Les Aspirations

  L’Amérique a produit, brave autant que féconde, Ces marins dont l’échec émeut encor le monde, Et que la gloire, au front toujours grave et serein, Fit asseoir au milieu de son temple d’airain. Quand ces audacieux, croyant à leur étoile, Eurent à l’âpre vent des mers ouvert la voile, Qu’ils eurent salué les grands…

À M. le capitaine H. Suisse commandant du croiseur D’Estrées   Ainsi que des aiglons, penchés sur l’onde amère, Frémissent de plaisir en croyant voir leur mère Dans une aile qui rase un grand flot argenté, Dés que sur nos eaux point une voile française, Nous sentons, commandant, nos cœurs tressaillir d’aise, Nous sentons un…

qui a traduit en vers anglais deux de mes poésies   Barde, à ton large front rayonne la fierté Des têtes que le feu de l’idéal entoure, Et l’on sent tressaillir sur ton luth enchanté Le souffle d’Ossian et le rythme de Moore.  

Reine régente d’Espagne à propos de la guerre hispano-américaine   Vous avez recueilli des mains d’un roi mourant ― Qui chérissait en vous la perle des compagnes, Et qui de ses sujets fut le doux conquérant ― Le sceptre altier sous qui bat le cœur des Espagnes.  

  D’un amour infini vous brûlez pour l’Église, Par le flot du progrès vous êtes emporté ; En deux sublimes parts votre âme se divise : L’une appartient au Christ, l’autre à l’humanité.  

  Tu ne te souviens pas d’avoir vu le soleil Qui dore l’horizon, le flot, l’arbre, la pierre, Car le destin ferma pour toujours ta paupière, Sitôt qu’elle eut souri dans ton berceau vermeil.  

  Quand l’archet palpitant fait ruisseler les sons Du stradivarius pressé sur ta poitrine, Il coule de ton bras comme une onde divine Qui jette dans les cœurs de sublimes frissons.  

  Prestigieux rival des grands maîtres d’Europe, Poitrinaire à la fois viril et défaillant, Tu fus un être unique, et le cœur d’un vaillant Battait robustement sous ta frêle enveloppe.  

À l’occasion de la réédition de son ouvrage sur les chants populaires du Canada français   Ainsi que le glaneur, courbé sur le guéret, Ramasse le blé d’or égrené dans la plaine, Vous recueillez, joyeux et tout fier de l’aubaine, Les épis que souvent l’historien, distrait, Laisse derrière lui choir de sa gerbe pleine.  

À M T.-Chase Casgrain   Sur un marché rempli d’une rumeur de houle, En plein jour, sa lanterne allumée à la main, Et semblant à tâtons poursuivre son chemin, Diogène cherchait un homme dans la foule.  

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