Les contemplations

Les contemplations

(extrait, I) Je suis l'être incliné qui jette ce qu'il pense ; Qui demande à la nuit le secret du silence ; Dont la brume emplit l'oeil ; Dans une ombre sans fond mes paroles descendent, Et les choses sur qui tombent mes strophes rendent Le son creux du cercueil.  

Les contemplations

Pendant que le marin, qui calcule et qui doute Demande son chemin aux constellations ; Pendant que le berger, l'oeil plein de visions, Cherche au milieu des bois son étoile et sa route ; Pendant que l'astronome, inondé de rayons,  

Les contemplations

Le vallon où je vais tous les jours est charmant, Serein, abandonné, seul sous le firmament, Plein de ronces en fleurs ; c'est un sourire triste. Il vous fait oublier que quelque chose existe, Et, sans le bruit des champs remplis de travailleurs, On ne saurait plus là si quelqu'un vit ailleurs.  

Les contemplations

Oui, je suis le rêveur ; je suis le camarade Des petites fleurs d'or du mur qui se dégrade, Et l'interlocuteur des arbres et du vent. Tout cela me connaît, voyez-vous. J'ai souvent, En mai, quand de parfums les branches sont gonflées,

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