Poésie Tristan Corbiere

Les Amours jaunes / Poésie Tristan Corbiere

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Pompeïa-station—Vésuve, est-ce encor toi?
Toi qui fis mon bonheur, tout petit, en Bretagne,
—Du bon temps où la foi transportait la montagne—
Sur un bel abat-jour, chez une tante à moi:
Tu te détachais noir, sur un fond transparent,
Et la lampe grillait les feux de ton cratère.
C’était le confesseur, dit-on, de ma grand’mère
Qui t’avait rapporté de Rome tout flambant….
Plus grand, je te revis à l’Opéra-Comique.
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Les Amours jaunes

Evaluer cet article Voir Naples et….—Fort bien, merci, j'en viens.—Patrie D'Anglais en vrai, mal peints sur fond bleu-perruquier! Dans l'indigo l'artiste en tous genres oublie. Ce Ne-m'oubliez-pas d'outremer: le douanier. —O Corinne!… ils sont là déclamant sur ma malle…. Lasciate speranza, mes cigares dedans!

Les Amours jaunes

Evaluer cet article Bois de Boulogne, 1er mai. Au Bois, les lauriers sont coupés, Mais le Persil verdit encore; Au Serpolet, petits coupés Vertueux vont lever l'Aurore…. L'Aurore brossant sa palette: Kh'ol, carmin et poudre de riz;

Les Amours jaunes

Evaluer cet article (Paris, le 30 avril 1873, Rue Notre Dame-de Lorette.) Ça monte et c'est lourd—Allons, Hue! —Frères de renfort, votre main!… C'est trop!… et je fais le gamin; C'est mon Calvaire cette rue!

Les Amours jaunes

Evaluer cet article Avril. C'est très parisien dans les rues Quand l'Aurore fait le trottoir, De voir sortir toutes les Grues Du violon, ou de leur boudoir…. Chanson pitoyable et gaillarde; Chiffons fanés papillotants, Fausse note rauque et criarde Et petits traits crûs, turlutants:

Les Amours jaunes

Evaluer cet article «J'ai scié le sommeil!»                                                                                (MACBETH.) Vous qui ronflez au coin d'une épouse endormie, RUMINANT! savez-vous ce soupir: L'INSOMNIE? —Avez-vous vu la Nuit, et le Sommeil ailé, Papillon de minuit dans la nuit envolé, Sans un coup d'aile ami, vous laissant sur le seuil, Seul, dans le pot-au-noir au couvercle sans oeil:…

Les Amours jaunes

Evaluer cet article Ils étaient tous deux seuls, oubliés là par l'âge…. Ils promenaient toujours tous les deux, à longs pas, Obliquant de travers, l'air piteux et sauvage…. Et deux pauvres regards qui ne regardaient pas. Ils allaient devant eux essuyant les risées, —Leur parapluie aussi, vert, avec un grand bec—

Les Amours jaunes

Evaluer cet article Incipe, parve puer, risu cagnoscere…. A grands coups d'avirons de douze pieds, tu rames En vers … et contre tout—Hommes, auvergnats, femmes.— Tu n'as pas vu l'endroit et tu cherches l'envers. Jeune renard en chasse…. Ils sont trop verts—tes vers. C'est le vers solitaire.—On le purge.—Ces Dames

Les Amours jaunes

Evaluer cet article —GENTLEMAN-DOG FROM NEW-LAND— mort d'une balle. Toi: ne pas suivre en domestique, Ni lécher en fille publique! —Maître-philosophe cynique: N'être pas traité comme un chien, Chien! tu le veux—et tu fais bien. —Toi: rester toi; ne pas connaître

Les Amours jaunes

Evaluer cet article Ça: badinons—J'ai ma cravache— Prends ce mors, bijou d'acier gris; —Tiens: ta dent joueuse le mâche…. En serrant un peu: tu souris…. —Han!… C'est pour te faire la bouche…. —V'lan!… C'est pour chasser une mouche….

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