Elégies

Elégies

0.0 00 On est moins seul au fond d'une église déserte : De son père inquiet c'est la porte entr'ouverte ; Lui qui bénit l'enfant, même après son départ, Lui, qui ne dit jamais : "N'entrez plus, c'est trop tard !"

Elégies

0.0 00 Tu me reprends ton amitié : Je n'ai donc plus rien dans le monde, Rien que ma tristesse profonde. N'en souffris-tu que la moitié, Toi, dans ta mobile amitié, Va ! Je plaindrai ta vie amère. Que Dieu pour l'amour de sa mère, Ou pour moi, te prenne en pitié !

Elégies

0.0 00 Je l'ai rêvé ? c'eût été beau De s'appeler ta bien-aimée ; D'entrer sous ton aile enflammée, Où l'on monte par le tombeau : Il résume une vie entière, Ce rêve lu dans un regard : Je sais pourtant que ta paupière En troubla mes jours par hasard.

Elégies

0.0 00 Non, ce n'est pas l'été, dans le jardin qui brille, Où tu t'aimes de vivre, où tu ris, coeur d'enfant ! Où tu vas demander à quelque jeune fille, Son bouquet frais comme elle et que rien ne défend.

Elégies

0.0 00 L'haleine d'une fleur sauvage, En passant tout près de mon coeur, Vient de m'emporter au rivage, Où naguère aussi j'étais fleur : Comme au fond d'un prisme où tout change, Où tout se relève à mes yeux, Je vois un enfant aux yeux d'ange : C'était mon petit amoureux !

Elégies

0.0 00 L'orage de tes jours a passé sur ma vie ; J'ai plié sous ton sort, j'ai pleuré de tes pleurs ; Où ton âme a monté mon âme l'a suivie ; Pour aider tes chagrins, j'en ai fait mes douleurs.

Elégies

0.0 00 Souvent il m'apparut sous la forme d'un ange Dont les ailes s'ouvraient, Remontant de la terre au ciel où rien ne change ; Et j'ai vu s'abaisser, pleins d'une force étrange, Ses bras qui m'attiraient.

Elégies

0.0 00 Savez-vous pourquoi, madame, Je refusais de vous voir ? J'aime ! Et je sens qu'une femme Des femmes craint le pouvoir. Le vôtre est tout dans vos charmes, Qu'il faut, par force, adorer. L'inquiétude a des larmes : Je ne voulais pas pleurer.

Elégies

0.0 00 Comme le rossignol qui meurt de mélodie Souffle sur son enfant sa tendre maladie, Morte d'aimer, ma mère, à son regard d'adieu, Me raconta son âme et me souffla son Dieu. Triste de me quitter, cette mère charmante, Me léguant à regret la flamme qui tourmente, Jeune, à son jeune enfant tendit longtemps…

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