Elégies

Elégies

0.0 00 Jeunesse, adieu ! Car j'ai beau faire, J'ai beau t'étreindre et te presser, J'ai beau gémir et t'embrasser, Nous fuyons en pays contraire.

Elégies

0.0 00 À Madame De Simonis Enfant d'un nid loin du soleil éclos, Tombée un jour du faîte des collines, Ouvrant à Dieu mes ailes orphelines, Poussée aux vents sur la terre ou les flots, Mon coeur chantait, mais avec des sanglots.

Elégies

0.0 00 Ma demeure est haute, Donnant sur les cieux ; La lune en est l'hôte, Pâle et sérieux : En bas que l'on sonne, Qu'importe aujourd'hui Ce n'est plus personne, Quand ce n'est plus lui !

Elégies

0.0 00 Il est deux Amitiés comme il est deux Amours. L'une ressemble à l'imprudence ; Faite pour l'âge heureux dont elle a l'ignorance, C'est une enfant qui rit toujours. Bruyante, naïve, légère, Elle éclate en transports joyeux.

Elégies

0.0 00 À Béranger. Jardin si beau devenu sombre, Tes fleurs attristent ma raison, Qui, semblable au ramier dans l'ombre, S'abat au toit de ta prison. Mais à rêver j'ai passé l'heure ; Vous qui nous épiez d'en bas, Ce n'est qu'un pauvre oiseau qui pleure : Sentinelle ! Ne tirez pas !

Elégies

0.0 00 Triste à ma cellule, Quand la nuit s'abat, Je n'ai de pendule Que mon coeur qui bat ; Si l'ombre changeante Noircit mon séjour, Quelque atome chante, Qui m'apprend le jour.

Elégies

0.0 00 Pour me plaindre ou m'aimer je ne cherche personne ; J'ai planté l'arbre amer dont la sève empoisonne. Je savais, je devais savoir quel fruit affreux Naît d'une ronce aride au piquant douloureux. Je saigne. Je me tais. Je regarde sans larmes Des yeux pour qui mes pleurs auraient de si doux charmes.

Elégies

0.0 00 Maison de la naissance, ô nid, doux coin du monde ! Ô premier univers où nos pas ont tourné ! Chambre ou ciel, dont le coeur garde la mappemonde, Au fond du temps je vois ton seuil abandonné. Je m'en irais aveugle et sans guide à ta porte, Toucher le berceau nu qui…

Elégies

0.0 00 Fleur naine et bleue, et triste, où se cache un emblème, Où l'absence a souvent respiré le mot : J'aime ! Où l'aile d'une fée a laissé ses couleurs, Toi, qu'on devrait nommer le colibri des fleurs, Traduis-moi : porte au loin ce que je n'ose écrire ; Console un malheureux comme eût…

Elégies

0.0 00 Comme une fleur à plaisir effeuillée Pâlit, tombe et s'efface une brillante erreur. Ivre de toi, je rêvais le bonheur : Je rêvais, tu m'as éveillée.

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