Promenades et Intérieurs

Par les branches désordonnées Le coin d’étang est abrité, Et là poussent en liberté Campanules et graminées.

Dans cette vie ou nous ne sommes Que pour un temps si tôt fini, L’instinct des oiseaux et des hommes Sera toujours de faire un nid ;

Depuis un mois, chère exilée, Loin de mes yeux tu t’en allas, Et j’ai vu fleurir les lilas Avec ma peine inconsolée.

Lorsqu’un homme n’a pas d’amour, Rien du printemps ne l’intéresse ; Il voit même sans allégresse, Hirondelles, votre retour ;

Non, ce n’est pas en vous « un idéal » que j’aime, C’est vous tout simplement, mon enfant, c’est vous-même. Telle Dieu vous a faite, et telle je vous veux. Et rien ne m’éblouit, ni l’or de vos cheveux, Ni le feu sombre et doux de vos larges prunelles, Bien que ma passion ait pris…

Quand vous me montrez une rose Qui s’épanouit sous l’azur, Pourquoi suis-je alors plus morose ? Quand vous me montrez une rose, C’est que je pense à son front pur.

Mon rêve, par l’amour redevenu chrétien, T’évoque à ses côtés, ô doux ange gardien, Divin et pur esprit, compagnon invisible Qui veilles sur cette âme innocente et paisible ! N’est-ce pas, beau soldat des phalanges de Dieu,

« Mais je l’ai vu si peu ! » disiez-vous l’autre jour. – Et moi, vous ai-je vue en effet davantage ? En un moment mon cœur s’est donné sans partage. Ne pouvez-vous ainsi m’aimer à votre tour ?

Souvent, lorsque la main sur les yeux, je médite, Elle m’apparaît, svelte et la tête petite, Avec ses blonds cheveux coupés courts sur le front. Trouverai-je jamais des mots qui la peindront, La chère vision que malgré moi j’ai fuie ?

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