Les fables Livre 9

Fables Jean de la Fontaine / Les fables Livre 9

Deux rats cherchaient leur vie; ils trouvèrent un oeuf.
Le dîné suffisait à gens de cette espèce:
Il n'est pas besoin qu'ils trouvassent un boeuf.
Pleins d'appétit et d'allégresse,
Ils allaient de leur oeuf manger chacun sa part,
Quand un quidam parut: c'était maître renard.
Rencontre incommode et facheuse:
Comment sauver l'oeuf? Le bien empaqueter,
Puis des pieds de devant ensemble le porter,
Ou le rouler, ou le traîner:
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Fables Jean de la Fontaine / Les fables Livre 9

Iris, je vous louerais: il n'est que trop aisé;
Mais vous avez cent fois notre encens refusé,
En cela peu semblable au reste des mortelles,
Qui veulent tous les jours des louanges nouvelles.
Pas une ne s'endort à ce bruit si flatteur.
Je ne les blame point; je souffre cette humeur:
Elle est commune aux dieux, aux monarques aux belles.
Ce breuvage vanté par le peuple rimeur,
Le nectar que l'on sert au maître du tonnerre,
Et dont nous enivrons tous les dieux de la terre,
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Fables Jean de la Fontaine / Les fables Livre 9

"Quoi? toujours il me manquera
Quelqu'un de ce peuple imbécile!
Toujours le loup m'en gobera!
J'aurai beau les compter! Ils étaient plus de mille.
Et m'ont laissé ravir notre pauvre Robin;
Robin mouton qui, par la ville
Me suivait pour un peu de pain,
Et qui m'aurait suivi jusques au bout du monde.
Hélas! de ma musette il entendait le son;
Il me sentait venir de cent pas à la ronde.
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Fables Jean de la Fontaine / Les fables Livre 9

Après que le milan, manifeste voleur,
Eut répandu l'alarme en tout le voisinage,
Et fait crier sur lui les enfants du village,
Un rossignol tomba dans ses mains par malheur.
Le héraut du printemps lui demande la vie.
"Aussi bien, que manger en qui n'a que le son?
Ecoutez plutôt ma chanson:
Je vous raconterai Térée et son envie,
-Qui, Térée? Est-ce un mets propre pour les milans?
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Fables Jean de la Fontaine / Les fables Livre 9

Bertrand avec Raton, l'un singe et l'autre chat,
Commensaux d'un logis, avaient un commun maître.
D'animaux malfaisants c'était un très bon plat:
Ils n'y craignaient tous deux aucun, quel qu'il pût être.
Trouvait-on quelque chose au logis de gâté,
L'on ne s'en prenait point aux gens du voisinage:
Bertrand dérobait tout: Raton, de son côté,
Etait moins attentif aux souris qu'au fromage.
Un jour, au coin du feu, nos deux maîtres fripons
Regardaient rôtir des marrons.
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Fables Jean de la Fontaine / Les fables Livre 9

Un homme n'ayant plus ni crédit ni ressource,
Et logeant le diable en sa bourse,
C'est à dire n'y logeant rien,
S'imagina qu'il ferait bien
De se pendre et finir lui-même sa misère,
Puisque aussi bien sans lui la faim le viendrait faire:
Genre de mort qui ne duit pas
A gens peu curieux de goûter le trépas.
Dans cette intention, une vieille masure
Fut la scène où devait se passer l'aventure.
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Fables Jean de la Fontaine / Les fables Livre 9

Le chat et le renard, comme beaux petits saints,
S'en allaient en pèlerinage.
C'étaient deux vrais tartufs, deux archipatelins,
Deux francs patte-pelus qui, des frais du voyage,
Croquant mainte volaille, escroquant maint fromage,
Le chemin étant long, et partant ennuyeux,
Pour l'accourcir ils disputèrent.
La dispute est d'un grand secours.
Sans elle on dormirait toujours.
Nos pèlerins s'égosillèrent.
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Fables Jean de la Fontaine / Les fables Livre 9

O! combien le péril enrichirait les dieux,
Si nous nous souvenions des voeux qu'il nous fait faire!
Mais le péril passé, l'on ne se souvient guère
De ce qu'on a promis aux Cieux;
On compte seulement ce qu'on doit à la terre.
"Jupiter, dit l'impie, est un bon créancier;
Il ne se sert jamais d'huissier.
-Eh! qu'est-ce donc que le tonnerre?
Comment appelez-vous ces avertissements?"
Un passager pendant l'orage,
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Fables Jean de la Fontaine / Les fables Livre 9

C'est du séjour des dieux que les abeilles viennent.
Les premières, dit-on, s'en allèrent loger
Au mon Hymette, et se gorger
Des trésors qu'en ce lieu les zéphyrs entretiennent.
Quand on eut des palais de ces filles du ciel
Enlevé l'ambroisie en leurs chambres enclose,
Ou, pour dire en français la chose,
Après que les ruches sans miel
N'eurent plus que la cire, on fit mainte bougie;
Maint cierge aussi fut façonné.
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