Les contes de Grimm

Les deux frères, un conte de Grimm
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Les deux frères

Il y avait une fois deux frères, dont l’un était riche, et l’autre pauvre. Le riche était orfèvre, et il avait un mauvais cœur; le pauvre gagnait sa misérable vie à nouer des balais; il était bon et honnête. Il avait deux enfants; c’étaient deux jumeaux qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau.

Les deux freresCes deux enfants avaient coutume de parcourir en tous sens la maison du riche, où on les nourrissait quelquefois avec les restes. Il arriva que le frère pauvre, allant un jour dans la forêt pour y chercher du bouleau, aperçut un oiseau dont le plumage était entièrement couleur d’or, et si beau qu’il n’en avait jamais vu de pareil. Il ramassa aussitôt une petite pierre, la lança après l’oiseau, et réussit à l’atteindre; mais il ne tomba de son corps qu’une plume d’or, et l’oiseau disparut en volant. Le pauvre homme prit la plume et la porta à son frère, qui l’examina et dit:

– C’est de l’or pur.
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L'épi de blé, un conte de Grimm
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L’Épi de blé

Il y a bien longtemps alors que Dieu déambulait encore sur cette Terre, la fécondité du sol était alors bien plus forte qu’aujourd’hui: les épis à l’époque ne portaient pas cinquante ou soixante graines, mais quatre à cinq cents. Ainsi poussait le blé d’en bas jusqu’en haut; aussi longue était la tige aussi long était l’épi. Mais hélas les Hommes, même face cette prodigalité, ne prêtaient plus attention à ce bienfait que le Seigneur leur offrait, ils devenaient indifférents et frivoles.

L epi de ble

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Le choix d'une femme, un conte de Grimm
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Le Choix d’une femme

Un jeune paysan désirait se marier. Il connaissait trois sœurs également belles, si bien qu’il était embarrassé de savoir sur laquelle des trois il ferait tomber son choix. Il demanda conseil à sa mère, qui lui dit:

Invite-les toutes les trois à une petite collation, et aie soin de placer du fromage sur la table; puis observe attentivement de quelle manière elles le couperont.

Le jeune homme fit comme sa mère lui avait dit.

La première des trois sœurs enleva son morceau de fromage avec la croûte.

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Les trois fainéants, un conte de Grimm
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Les Trois Fainéants

Un roi avait trois fils qu’il aimait également, et il ne savait auquel d’entre eux laisser sa couronne. Lorsqu’il se sentit près de mourir, il les fit venir, et leur dit:

— Mes chers enfants, il est temps que je vous fasse connaître ma dernière volonté: j’ai décidé que celui d’entre vous qui serait le plus fainéant, hériterait de mes états.

Couronne

A ces mots, l’aîné prenant la parole:

— C’est donc à moi, mon père, dit-il, que revient votre sceptre; car je suis tellement fainéant, que, le soir, j’ai beau tomber de fatigue et de sommeil, je n’ai pas le courage de fermer mes yeux pour dormir.

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Blanche neige, un conte de Grimm
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Blanche-Neige

C’était au milieu de l’hiver, et les flocons de neige tombaient comme des plumes; une reine était assise près de sa fenêtre au cadre d’ébène et cousait. Et comme elle cousait et regardait la neige, elle se piqua les doigts avec son épingle et trois gouttes de sang en tombèrent. Et voyant ce rouge si beau sur la neige blanche, elle se dit:

” Oh ! si j’avais un enfant blanc comme la neige, rouge comme le sang et noir comme l’ébène ! ”

Bientôt elle eut une petite fille qui était aussi blanche que la neige, avec des joues rouges comme du sang et des cheveux noirs comme l’ébène; ce qui fit qu’on la nomma Blanche-Neige1. Et lorsque l’enfant eut vu le jour, la reine mourut.

Un an après, le roi prit une autre femme. Elle était belle, mais fière et hautaine à ne pouvoir souffrir qu’aucune autre la surpassât en beauté. Elle avait un miroir merveilleux; et quand elle se mettait devant lui pour s’y mirer, elle disait:

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Le renard et les oies, un conte de Grimm
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Le Renard et les oies

Un jour qu’il rôdait selon sa coutume, maître renard arriva dans une prairie où une troupe de belles oies bien grasses se prélassait au soleil.

A cette vue, notre chercheur d’aventures poussa un éclat de rire effrayant, et s’écria:

— En vérité, je ne pouvais venir plus à propos ! vous voilà alignées d’une façon si commode, que je n’aurai guère besoin de me déranger pour vous croquer l’une après l’autre.

A ces mots, les oies épouvantées poussèrent des cris lamentables et supplièrent le renard de vouloir bien se laisser toucher et de ne point leur ôter la vie.

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La mort la plus douce pour les criminels, un conte de Grimm
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La Mort la plus douce pour les criminels

On a cru longtemps que c’était la mort instantanée. On s’est trompé. Voici qui le prouvera.

Un homme qui naguère avait rendu de grands services à sa patrie, et qui, par conséquent, était bien noté près du prince, eut le malheur, dans un moment d’égarement et de passion, de commettre un crime par suite duquel il fut jugé et condamné à mort. Prières et supplications n’y purent rien: on décida qu’il subirait son arrêt. Toutefois, eu égard à ses bons antécédents le prince lui laissa le choix de son genre de mort. En conséquence, l’huissier criminel alla le trouver dans sa prison et lui dit:

— Le prince qui se souvient de vos anciens services, veut vous accorder une faveur: il a donc décidé qu’on vous laisserait le choix de votre genre de mort. Souvenez-vous seulement d’une chose, c’est qu’il faut que vous mouriez.

Notre homme répondit:

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L'eau de la vie, un conte de Grimm
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L’Eau de la vie

Il était une fois un roi qui tomba malade, et personne ne croyait qu’il pût conserver la vie. Ce roi avait trois fils qui en ressentirent un vif chagrin; et, comme ils allaient dans le parc du château pour pleurer, ils y rencontrèrent un vieillard qui leur demanda la cause d’une pareille tristesse. Ils lui racontèrent que leur père était fort malade et qu’il allait à coup sur mourir, car il n’y avait plus de remède. Mais le vieillard dit:

” J’en connais encore un, c’est l’Eau de la vie; celui qui en boit recouvre tout de suite la santé; mais elle est difficile à trouver.

– Je la trouverai bien repondit l’aîné, et il courut prier le roi de lui permettre de partir à la recherche de l’Eau de la vie, qui seule pouvait le sauver.

– Non ! dit le roi, le danger est trop grand, je préfère mourir. ”

Mais le prince le pria si longtemps que le roi consentit au voyage. Et le prince se disait en lui-même: ” Si je vais chercher l’Eau de la vie, c’est moi qui serai le plus cher à mon père, et qui deviendrai l’unique héritier du trône. ”

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Frérot et soeurette, un conte de Grimm
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Frérot et sœurette

Frérot prit sa sœurette par la main et dit :

– Depuis que notre mère est morte, nous ne connaissons plus que le malheur. Notre belle-mère nous bat tous les jours et quand nous voulons nous approcher d’elle, elle nous chasse à coups de pied. Pour nourriture, nous n’avons que de vieilles croûtes de pain, et le petit chien, sous la table, est plus gâté que nous ; de temps à autre, elle lui jette quelques bons morceaux. Que Dieu ait pitié de nous ! Si notre mère savait cela ! Viens, nous allons partir par le vaste monde !
Tout le jour ils marchèrent par les prés, les champs et les pierrailles et quand la pluie se mit à tomber, sœurette dit :

– Dieu et nos cœurs pleurent ensemble !
Au soir, ils arrivèrent dans une grande forêt. Ils étaient si épuisés de douleur, de faim et d’avoir si longtemps marché qu’ils se blottirent au creux d’un arbre et s’endormirent.
Quand ils se réveillèrent le lendemain matin, le soleil était déjà haut dans le ciel et sa chaleur pénétrait la forêt. frérot dit à sa sœur :

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Le linceul, un conte de Grimm
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Le Linceul

Une femme avait un fils âgé de sept ans. Cet enfant était si beau et si bon, qu’on ne pouvait le voir sans l’aimer; aussi était-il plus cher à sa mère que le monde entier.

Il arriva que le petit garçon tomba tout-à-coup malade et que le bon Dieu le rappela à lui.

La pauvre mère fut inconsolable et passa les jours et les nuits à pleurer.

Peu de temps après qu’on l’eut mis en terre, l’enfant apparut, pendant la nuit, à la même place où il avait coutume de s’asseoir et de jouer lorsqu’il était encore en vie. Voyant sa mère pleurer, il fondit lui-même en larmes; et quand vint le jour, il avait disparu.

Cependant, comme la malheureuse mère ne mettait point de terme à ses pleurs, l’enfant vint une nuit dans le blanc linceul où il avait été enseveli et avec sa couronne de mort sur la tête; il s’assit sur le lit, aux pieds de sa mère, et lui dit:

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