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(Mis à jour le: 2 novembre 2016)
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Les nouvelles en vers dont ce livre fait part au public , et dont l'une
est tirée de l'Arioste, l'autre de Boccace, quoique d'un style bien
différent, sont toutefois d'une même main. L'auteur a voulu éprouver
lequel caractère est le plus propre pour rimer des contes. Il a cru que
les vers irréguliers ayant un air qui tient beaucoup de la prose, cette
manière pourrait sembler la plus naturelle, et par conséquent la
meilleure. D'autre part aussi le vieux langage, pour les choses de
cette nature, a des grâces que celui de notre siècle n'a pas. Les Cent
Nouvelles nouvelles, les vieilles traductions de Boccace et des Amadis,

 Rabelais, nos anciens poètes nous en fournissent des preuves
infaillibles. L'auteur a donc tenté ces deux voies sans être encore
certain laquelle est la bonne. C'est au lecteur à le déterminer
là-dessus; car il ne prétend pas en demeurer là, et il a déjà jeté les
yeux sur d'autres nouvelles pour les rimer. Mais auparavant il faut
qu'il soit assuré du succès de celles-ci, et du goût de la plupart des
personnes qui les liront. En cela comme en d'autres choses, Terence lui
doit servir de modèle. Ce poète n'écrivait pas pour se satisfaire
seulement, ou pour satisfaire un petit nombre de gens choisis; il avait
pour but, Populo ut placerent quas fecisset fabulas.




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