Arthur Rimbaud, histoire et biographie de Rimbaud

(Mis à jour le: 14 mai 2018)
Arthur Rimbaud, histoire et biographie de Rimbaud
Evaluer cet article

Arthur Rimbaud est un poète français. Il est né le 20 octobre 1854 à Charleville et est mort le 10 novembre 1891 à Marseille. On le connaissait également sous les noms d’Alcide Bava et de Jean Baudry. Il figure parmi les plus illustres poètes du 19ème siècle et parmi les plus grande figures de la littérature française.

Arthur Rimbaud, histoire et biographie de Rimbaud

Famille

Jean-Nicolas-Arthur Rimbaud est le deuxième garçon d’une fratrie de cinq enfants. Son père, Frédéric Rimbaud, était capitaine d’infanterie tandis que sa mère, Marie Catherine Vitalie Cuif était une paysanne. A cause de son travail, le père était souvent absent, mais le couple a quand même eu cinq enfants : Jean-Nicolas-Frédéric né en 1853, Arthur Rimbaud en 1854, Victorine-Pauline-Vitalie née en 1857, mais meurt un mois plus tard, Jeanne-Rosalie-Vitalie née en 1858 et Frédérique-Marie-Isabelle née en 1860.

Après la naissance de la petite dernière, le couple se sépare et le capitaine abandonne définitivement sa famille. En 1861, la mère se déclare alors veuve et déménage en emportant avec elle ses cinq enfants. En octobre de la même année, Arthur intègre l’institution Rossat où il fut un élève particulièrement brillant. Il y récolte ses premiers prix en écriture.

Vers la fin de l’année 1862, la famille quitte le quartier ouvrier de Charleville pour s’installer dans un quartier bourgeois.

Jeunesse

En 1865, le jeune prodige entre au collège municipal de Charleville. Là encore, il se montre excellent élève et commence à dévoiler ses talents littéraires. Il était doué pour rédiger des dialogues, des poèmes, des élégies même en latin. Il y accumule les prix d’excellence dont le premier prix du Concours académique en 1869. Ernest Delahaye figurait parmi ses plus proches amis à cette époque.

En 1870, à 15 ans, il publie son premier poème intitulé Les Etrennes des orphelins. Une forte amitié le lie avec son professeur de rhétorique, Georges Izambard. Ce dernier était un grand passionné de poésie. Il enseigna à Arthur les différents types de poésie et l’initia à cet art.

Dans la même année, la guerre éclate entre la France et la Prusse. C’est à cette époque qu’il fit sa première fugue à Paris. A cause d’un faux billet, il fut arrêté à la gare du Nord et fut emprisonné. C’est son professeur Georges Izambard qui paie sa caution et l’invite chez lui à Douai. C’est à cette époque qu’il fit la connaissance du poète Paul Demeny.

Au mois d’octobre 1870, il fit une deuxième fugue, mais cette fois-ci, il se rend à Charleroi dans l’espoir de devenir journaliste. Il tente de se faire embaucher en tant que rédacteur dans le Journal de la ville, mais ce fut sans succès. Il part alors pour Bruxelles puis à Douai. Il fit une halte chez Paul Demeny pour lui confier un ensemble de sept poèmes. Le professeur Georges Izambard l’y rejoint bientôt sous les ordres de Vitalie Rimbaud afin qu’il ramène Arthur à la maison.

Le 25 novembre 1870, il réussit à publier dans le Progrès des Ardennes un récit satirique intitulé Le Rêve de Bismarck, sous le pseudonyme de Jean Baudry.

En février 1871, il fut une nouvelle fugue vers Paris où il tente d’entrer en contact avec le milieu des poètes.

Enthousiasmé par la Commune puis déçu par la répression, les œuvres d’Arthur Rimbaud prirent un ton de plus en plus satirique à l’image de Les Pauvres à l’église. Il se mit bientôt à critiquer ouvertement la poésie des Parnassiens et des romantiques.

En mai 1871, dans une lettre dite « du voyant » qu’il a envoyé à Paul Demeny, il exprime son souhait de devenir un voyant. Un mois plus tard, une autre lettre fut envoyée, mais cette fois-ci, il demande à son ami de brûler les œuvres qu’il lui a confiées durant son passage à Douai puisque des biographes les ont publiées sous le titre de Cahiers de Douai ou Recueil Demeny.

Sa rencontre avec Paul Verlaine

Paul Verlaine, ayant pris note de quelques uns de ses poèmes fut énormément touché par la grandeur d’âme de Rimbaud. Il l’invite aussitôt à Paris où, tous deux entamèrent une relation amoureuse orageuse.

Le 20 octobre 1871, suite à la parution de Les Premières communions et Le Bateau ivre, Rimbaud a prouvé qu’il a atteint sa maturité poétique alors qu’il n’avait que 17 ans.

Arthur Rimbaud histoire et biographie de Rimbaud

En 1872, Rimbaud devient de plus en plus agressif et va jusqu’à blesser le photographe Etienne Carjat d’un coup de canne-épée. Cet incident eut lieu durant un dîner en date du 2 mars. Verlaine décida alors d’éloigner son amant de Paris, d’un côté pour ne pas inquiéter ses amis et de l’autre pour sauver leur couple.

Rimbaud retourne alors à Charleville, puis revient à Paris pour le quitter de nouveau en juillet, mais avec Verlaine.

Les deux amants vivent une vie de bohème entre Bruxelles, Paris et Londres. Une relation qui s’est fini d’une manière très violente. Alors qu’ils se trouvaient à Londres en 1873, Verlaine décida de quitter Rimbaud pour retrouver sa femme. Il s’est juré de se suicider si celle-ci ne le reprenait pas. Rimbaud, persuadé qu’il n’oserait pas se tuer, le retrouve dans un hôtel à Bruxelles. Verlaine était complètement saoul et se mit à tirer deux fois sur Rimbaud. Ce dernier évita les balles, mais l’une d’entre elles le blessa au poignet. Verlaine fut emprisonné à Mons pendant deux ans.

La fin de sa carrière littéraire

En 1873, il s’isole dans la ferme familiale de Roche pour écrire Une saison en enfer. En mars 1874, il repart pour Londres avec le poète Germain Nouveau. Ce dernier l’aida à éditer Les Illuminations.

Agé de 19 ans, Rimbaud décide de laisser tomber la littérature et poursuit ses voyages entre la Hollande, la Suisse, l’Allemagne, l’Italie, …

En février 1875, il part pour l’Allemagne pour approfondir sa connaissance de la langue allemande. Un mois plus tard, c’est l’italien qui l’intéresse et décide alors d’aller à Milan, en Italie. Il demeure chez une veuve pendant un mois avant de continuer son chemin. Alors qu’il se rendait à Sienne, il souffre d’insolation, fut envoyé à l’hôpital de Livourne avant d’être rapatrié en France. C’est à Marseille qu’il débarque où il fut hospitalisé pendant quelques temps encore. Une fois sur pied, il décide de rester à Marseille et vit d’expédients par peur de sa mère.

Il retourne toutefois à Charleville en août 1975. Il souhaitait alors passer le baccalauréat pour pouvoir suivre des études en Polytechnique, mais malheureusement, ses 21 ans ne lui permirent plus de passer l’examen, 20 ans étant la limite pour le bacc.

Durant son séjour à Charleville, il trouva les moyens de repartir en voyage à moindres frais. En 1876, il reprend alors la route et part pour l’Autriche. Il fut, malheureusement dépouillé et dut rentrer à Charleville pour repartir deux mois plus tard pour Bruxelles.

Là-bas, il décide de s’engager dans l’armée coloniale néerlandaise. Il signe alors un engagement de six ans et fut envoyé à la caserne d’Harderwijk. Quelques temps plus tard, il finit par déserter et reprend les voyages.

En 1877, il se déplace tellement que ses proches n’arrivent plus à suivre son circuit. Au mois de mai de cette année, il essaie de se faire engager dans la Marine américaine, mais n’obtint pas de réponse positive.

Il continue alors son exploration de l’Europe en faisant des petits boulots pour se faire de l’argent. Il ne fait que des haltes éphémères auprès de sa famille.

En 1880, il devient gérant d’un comptoir commercial en Abyssinie puis décide de se lancer dans le trafic d’armes en espérant devenir riche, mais ce projet fut un échec.

Ses déplacements s’enchainent ensuite pendant la décennie qui suit.

Sa fin de vie

En 1891, il fut rapatrié en France. Très affaibli et ayant mal à la jambe droite, il fut hospitalisé. Les médecins lui diagnostiquent un néoplasme de la cuisse et lui annoncent qu’il faut l’amputer.

Sa mère vient à son chevet, mais dut rentrer une fois la cicatrisation faite. Rimbaud reste à Marseille pour échapper à son instruction militaire jusqu’à ce qu’il obtint un congé définitif. Entre-temps, il apprit à utiliser des béquilles et se fit faire une jambe de bois. Cet accessoire finit toutefois par enflammer le moignon, mais il continua de l’utiliser. Il rentra à Charleville pour essayer de récupérer, mais son état ne fit que s’empirer. Au mois d’août, il repart pour Marseille en piteux état pour se faire soigner. Sa sœur Isabelle l’accompagne pour s’occuper de lui. Un mois plus tard, les nouvelles sont mauvaises puisque les médecins déclarent qu’il ne lui reste que quelques jours ou mois à vivre. Le cancer s’est propagé dans tout son corps ce qui engendrait d’intenses douleurs et des délires chez Rimbaud.

Il s’éteint le 10 novembre 1891 à Marseille, alors âgé de trente-sept ans.

Rimbaud a créé un nouveau style de la poésie et de la littérature française, loin des styles traditionnels de cette époque.

Ses poèmes sont très connus dans les écoles dont le Dormeur du val.

Le dormeur du val :

 C’est un trou de verdure, où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

Relisez le dormeur du val
Octobre 1870.

Découvrez la poésie de Arthur Rimbaud

 




Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/