A madame de Ferrare

(Mis à jour le: 14 janvier 2016)
Me souvenant de tes bontez divines
Suis en douleur, princesse, à ton absence ;
Et si languy quant suis en ta presence,
Voyant ce lys au milieu des espines.
Ô la doulceur des doulceurs femenines,
Ô cueur sans fiel, ô race d’excellence,
Ô traictement remply de violance,
Qui s’endurçist pres des choses benignes.

Si seras tu de la main soustenue
De l’eternel, comme sa cher tenue ;


Et tes nuysans auront honte et reproche.

Courage, dame, en l’air je voy la nue
Qui ça et là s’escarte et diminue,
Pour faire place au beau temps qui s’approche.

Poésies Adolescence clémentine
Clément Marot

A madame de Ferrare Poésies Adolescence clémentine Poésies Clement Marot

 Poésies Clement Marot - Poésies Adolescence clémentine - A madame de Ferrare -  Me souvenant de tes bontez divines Suis en douleur, princesse, à ton absence ;



Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/