À ma belle lectrice

(Mis à jour le: 8 mai 2014)


 
Oh ! Votre voix sonnait brève, lente ou pressée,
Suivant les passions et les rhythmes divers,
Puis, s'échappant soudain légère et cadencée,
Sautait, comme un oiseau, sur les branches du vers !

 


Moi – j'écoutais – perdu dans de lointains concerts,
Ma pauvre poésie à vos lèvres bercée :
Heureux de voir glisser mon âme et ma pensée
Dans votre souffle ardent qui remuait les airs !

Et j'oubliai bientôt – pardonnez mon délire –
Paulus et Mélaenis, Commodus et l'empire,
Pour regarder les plis de votre vêtement,

Votre front doux et fier, votre prunelle noire,
Songeant que j'étais fou de réveiller l'histoire,
Quand j'avais sous les yeux un poëme charmant !

Février 1852.

 



  1. 27 mars 2009 @ 22:19 kevin

    caca
    ces trop bien

    Répondre

  2. 29 septembre 2014 @ 13:10 Cochonfucius

    La guirlande qu’avait le rhapsode tressée
    Sur quelques impressions du début de l’hiver
    Inspira la lectrice à la voix cadencée,
    Un jour où chacun lut quelques pages de vers.

    Ce jour, nous aurions pu aller tous au concert,
    Mais ce fut à l’auberge, une fête bercée
    Par de beaux madrigaux, joyaux de la pensée,
    Porteurs d’un sens profond, sans trop en avoir l’air.

    Sages observations et amusants délires,
    Le druide avec César se partageant l’Empire,
    Auteurs qui, ce jour-là, s’amusaient, simplement.

    Et je me souvenais d’une époque plus noire
    Où, la lectrice et moi, vivions quelques déboires,
    Sans que l’abandonnât son sourire charmant.

    Répondre


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