A Charles Baudelaire

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Je ne t’ai pas connu, je ne t’ai pas aimé,
Je ne te connais point et je t’aime encor moins :
Je me chargerais mal de ton nom diffamé,
Et si j’ai quelque droit d’être entre tes témoins,

C’est que, d’abord, et c’est qu’ailleurs, vers les Pieds joints
D’abord par les clous froids, puis par l’élan pâmé
Des femmes de péché – desquelles ô tant oints,
Tant baisés, chrême fol et baiser affamé ! –

Tu tombas, tu prias, comme moi, comme toutes
Les âmes que la faim et la soif sur les routes


Poussaient belles d’espoir au Calvaire touché !

– Calvaire juste et vrai, Calvaire où, donc, ces doutes,
Ci, çà, grimaces, art, pleurent de leurs déroutes.
Hein ? mourir simplement, nous, hommes de péché.

 

Liturgies intimes

Paul Verlaine

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 Poésie Paul Verlaine - Liturgies intimes - A Charles Baudelaire -  Je ne t'ai pas connu, je ne t'ai pas aimé, Je ne te connais point et je t'aime encor moins :


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