Johann Wolfgang von Goethe, histoire et biographie de Goethe

(Mis à jour le: 11 août 2017)

Né le 28 août 1749 à Francfort, Johann Wolfgang von Goethe est un théoricien de l’art, un homme d’État, un dramaturge, un romancier et un poète Allemand du 18ème et début du 19ème siècle. Il est mort le 22 mars 1832 à Weimar.

Famille et enfance

Johann est le fils de Johann Casper Goethe et de Catharina Elisabeth Goethe, née Textor. Le couple eut beaucoup d’enfants, mais seuls Johann et sa sœur Cornelia Friderike Christina survécurent.

Leur père était juriste et c’est de lui que Johann a hérité sa passion pour les sciences et l’art. En effet, l’homme, durant une majeure partie de sa vie, a réuni une jolie collection de tableaux et a créé un cabinet d’Histoire naturelle. Grâce au titre de conseiller impérial qu’il a acheté, il a pu faire vivre sa famille sans devoir exercer une autre profession. Johann Casper était un homme cultivé qui a beaucoup voyagé. Après avoir séjourné en Italie, il a ramené un journal qui a été publié en 1932. Son fils évoque également dans l’un de ses poèmes, Poésie et vérité, que son père aurait ramené une gondole de Venise.

Quant à leur mère, elle est issue de la noblesse de rose. Son père était écoutète. La jeune fille a épousé Johann Casper Goethe alors qu’elle était âgée de 17 ans. Lui en avait 38.

Depuis son enfance, Johann Wolfgang avait des relations conflictuelles avec ses parents, surtout avec son père qui était très sévère.

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Johann Wolfgang von Goethe

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Éducation

Johann eut droit à une éducation riche et rigoureuse de la part de son père et ce, malgré les tensions qui existent entre eux. Il lui a inculqué de nombreuses langues comme le latin, l’hébreu, le grec ancien, le français et l’anglais. Il a pratiqué tous les sports de cette époque dont l’équitation, l’escrime et la danse. Il lui a aussi transmis une éducation scientifique et humaniste. Auparavant garçon querelleur, son éducation et les études ont fini pars le transformer en un jeune homme modèle et brillant. Il avait de grands talents en dessin, mais était peu doué en musique.

Durant la guerre de Sept ans, Johann Wolfgang découvre la civilisation française lorsqu’un officier français du nom de comte Thorane vient vivre chez eux en 1759. Ce dernier est très vite devenu un proche ami de son père et ces relations permirent au jeune Goethe d’assister au couronnement du roi de Germanie Joseph II en 1764.

De 1765 à 1768, il suit des études de droit à l’Université de Leipzig avant d’intégrer l’Université de Strasbourg entre 1770 à 1771. C’est là qu’il fit la connaissance de Johann Gottfried Herder et c’est à cette époque qu’il vit une relation amoureuse avec Frédérique Brion. Il obtient son doctorat en 1772 et retourne à Francfort. Il y est nommé chambre impériale pour ensuite devenir magistrat à Wetzlar.

Johann Wolfgang von Goethe

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Carrière professionnelle et écriture

Johann Wolfgang von Goethe se remet à écrire à partir de 1773. Il profite d’un voyage sur la Lahn pour écrire le poème Geistesgruss. Ce texte a été traduit par Madame de Staël. L’année suivante voit naître les Souffrances du jeune Werther qui signe le début de son succès.

En 1775, il travaille en tant qu’attaché à la cour du duc Charles Auguste à Weimar pour ensuite être élu conseiller secret de légation en 1776. En 1779, il est promu commissaire à la Guerre, est anobli en 1782 puis devient directeur des finances de l’État.

Initié dans la loge maçonnique Anna Amalia zu den drei Rosen le 23 juin 1780, il est promu Compagnon le 23 juin 1781 et fut élevé à la Maîtrise le 2 mars 1782. Il atteint le quatrième grade écossais de la Stricte Observance le 4 décembre 1782 et signe son obligation d’Illuminé le 11 février 1783.

En septembre 1786, il quitte Weimar pour réaliser un de ses rêves : visiter l’Italie, un pays que son père lui a tant parlé. Il y reste jusqu’en 1788. Comme il le dit dans ses vers, Paris fut son école tandis que Rome a été son université.

En Italie, il séjourne dans plusieurs villes. Il fit escale à Vérone, Padoue, Vicence puis resta quelques jours à Florence, Venise, Bologne, Pérouse et Ferrare. Le 29 octobre 1786, il arrive enfin à destination, Rome.

Il y fit la rencontre de nombreux artistes Allemands dont Tischbein, à qui on doit le plus célèbre portrait de Goethe. Au début de l’année 1787, il quitte Rome pour découvrir le sud de l’Italie et la Sicile. Christoph Heinrich Kniep, graveur et peintre, l’a accompagné dans ce voyage pour immortaliser chaque étape. En Sicile, ville qu’il qualifie de « clef de toute chose », il commence la rédaction d’une tragédie Nausicaa. Même s’il y eut la chance de découvrir les vestiges culturels de la région, il n’y prête pas vraiment attention.

Après cet épisode de deux ans qu’il définit comme une deuxième naissance, Goethe retourne à Weimar et devient ministre du Duc. Trois ans plus tard, il est nommé à la direction du nouveau théâtre de la Cour grand-ducale, poste qu’il occupe jusqu’en 1817. Las de la cour ducale, il décide de fuir cet univers, mais n’eut pour unique choix que de suivre le duc de Saxe-Weimar à la bataille de Valmy. Ce conflit lui donne un regard neuf sur la Révolution française.

Lettres et correspondance

En novembre 1775, Goethe débute une liaison avec Charlotte von Stein. Leur relation n’était que platonique, mais a quand même duré 10 ans. Une longue période qui a donné naissance à plus de 1 700 lettres.

En juillet 1794, il eut l’occasion de rencontrer à nouveau Schiller. Les deux auteurs se connaissaient depuis 1788, mais étaient restés de simples connaissances. Quand 1794 arrive, ils se rencontrent par l’intermédiaire d’amis communs et leur discussion a fit naître une forte amitié entre eux deux. Durant cette entrevue, ils n’ont pas parlé de littérature, mais de philosophie et de sciences naturelles, deux matières qui intéressent Goethe depuis toujours. Une célèbre correspondance est née de cette nouvelle amitié.

En 1795, Goethe écrit pour la revue Les Heures de Schiller et y publie les Entretiens d’émigrés allemands et quelques poésies.

En 1796, il termine la rédaction de son premier grand roman, Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister.

Après le décès de Schiller en 1805, Goethe donne un nouveau tournant à sa vie.

Johann Wolfgang von Goethe

Johann Wolfgang von Goethe

L’art et la science

Doué pour le dessin dès son jeune âge, Goethe a essayé de développer son « petit talent ». Il a peint quelques paysages, mais ne s’est jamais aventuré vers les portraits. Il jugeait qu’il n’avait pas assez de talent pour aller jusque-là, mais se plaisait juste à dessiner.

Il a été, à une certaine période de sa vie, très proche de l’opéra. Ludwig van Beethoven a mis en musique certains de ses poèmes tels que Sehnsucht, mais les deux hommes n’ont jamais été proches. Il a écrit une vingtaine de textes et d’ouvrages lyriques pour l’opéra. Il a même pensé devenir librettiste d’opéra.

Nombreux de ces poèmes ont été adaptés sous forme musicale par divers compositeurs romantiques.

Côté sciences, Goethe est depuis toujours passionné par la botanique, l’optique, la géologie, l’ostéologie et la zoologie. Il a sorti, pour chacun de ces domaines, des ouvrages spécifiques.

Vie privée

Il épouse Christiane Vulpius, avec qui il s’est installé depuis son retour d’Italie, en 1806. La jeune femme meurt en 1816. Entre temps, il nourrit une certaine passion pour Marianne von Willemer en 1814.

En 1822, il demande Ulrike von Levetzow en mariage. Celle-ci refuse toutefois puisque son prétendant avait 73 ans alors qu’elle n’en avait que 18. Elle lui inspire son dernier poème intitulé L’Elégie de Marienbad. Il vécut le reste de sa vie sous le surnom de « Sage de Weimar ». Il était très sollicité dans les milieux littéraires européens.

Johann Wolfgang Goethe a eu quelques enfants, mais seul August né en 1789 a survécu. Il est issu de sa relation avec Christiane Vulpius. Ce seul fils qui lui reste meurt toutefois en 1830 à seulement 40 ans. Il lui a laissé trois petits-enfants :

  • Walther-Wolfgang
  • Wolfgang-Maximillian
  • Alma

Aucun des trois n’a eu des descendances.

Moins d’un mois après avoir terminé le monument de sa vie, son Second Faust, il s’éteint le 22 mars 1832 à l’âge de 83 ans.




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