Prosopopée D’ostende

(Publié le 23 juin 2016) (Mis à jour le: 23 juin 2016)
Trois ans déjà passés, théâtre de la guerre,
J’exerce de deux chefs les funestes combats,
Et fais émerveiller tous les yeux de la terre,
De voir que le malheur ne m’ose mettre à bas.

A la merci du Ciel en ces rives je reste,
Où je souffre l’hiver froid à l’extrémité,
Lors que l’été revient, il m’apporte la peste,
Et le glaive est le moins de ma calamité.

Tout ce dont la fortune afflige cette vie
Pêle-mêle assemblé, me presse tellement,
Que c’est parmi les miens être digne d’envie,
Que de pouvoir mourir d’une mort seulement.

Que tardez-vous, Destins, ceci n’est pas matière,
Qu’avecque tant de doute il faille décider :
Toute la question n’est que d’un cimetière,
Prononcez librement qui le doit posséder.

Prosopopée D’ostende Poèmes Poésies François de Malherbe

 Poésies François de Malherbe - Poèmes - Prosopopée D’ostende -  Trois ans déjà passés, théâtre de la guerre, J'exerce de deux chefs les funestes combats,



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